70.000 plaintes à expertiser : comment les parquets se mettent en ordre de marche pour répondre à Darmanin

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Le tribunal pour enfants de Bobigny.

Le tribunal pour enfants de Bobigny. Sébastien SORIANO / Le Figaro

DÉCRYPTAGE - À l’image de Meaux et Bobigny, les parquets ont mis en place une organisation de crise afin de remplir l’objectif fixé par le garde des Sceaux d’ici au 14 juillet.

Ils ne font pas le dos rond, ils travaillent. Quatre jours après la demande de Gérald Darmanin aux parquets généraux de procéder à un immense état des lieux des 70.000 plaintes pour viol et agressions sexuelles sur mineurs, les procureurs mettent leurs équipes en ordre de marche pour répondre dans les temps - au plus tard le 14 juillet - à cette exigence de recensement. Jeudi matin, sur RMC, Marie Suzanne Le Quéau, procureur général de Paris, a révélé que les neuf parquets de son ressort traitaient actuellement 7000 procédures qui n’ont fait l’objet ni de classement, ni d’information judiciaire mais dont les actes d’enquête n’ont pas été menés et les mis en cause pas entendus. Le haut magistrat a demandé à ses parquets d’aller plus loin en exigeant un état des lieux des plaintes qui dorment dans les commissariats mais aussi un bilan de l’exécution des peines et de l’enregistrement aux casiers judiciaires, a-t-elle détaillé.

La direction des affaires criminelles et des grâces a fait parvenir…

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