RÉCIT - À l’issue d’un long procès en appel, deux thèses continuent de s’affronter. Comment la vérité judiciaire, dont dépend le sort de Nicolas Sarkozy et de ses coprévenus, va-t-elle pouvoir émerger ?
Qu’est-ce qu’une preuve ? Question abyssale. Le code de procédure pénale dispose que « les infractions peuvent être établies par tout mode de preuve et le juge décide d’après son intime conviction ». La preuve, c’est tantôt une pièce écrite, tantôt un témoignage oral, tantôt un faisceau d’indices ; dans le meilleur des cas un ADN, des images de vidéosurveillance ou un bordereau bancaire. Mais la justice n’exige pas un flagrant délit ou une constatation scientifique pour établir la culpabilité des prévenus, on ne se fait pas toujours attraper en correctionnelle comme l’automobiliste étourdi qui grille un feu rouge sous les yeux d’un agent de police. Ceci posé, existe-t-il des preuves dans le dossier dit « du financement libyen » de la première campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, qui vient d’être disséqué par la cour d’appel de Paris ?
Ce second procès a provoqué dans le pack soudé des prévenus une déchirure sans doute inévitable après la sentence de première instance…

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