Le CHRU de Tours va progressivement cesser de financer les postes salariés de son aumônerie catholique. Une décision justifiée par des contraintes budgétaires et un souci d’équité entre les cultes, mais qui inquiète le diocèse quant à l’avenir d’une présence assurée jour et nuit auprès des patients.
Dans les couloirs d’un hôpital, leur présence est familière mais rarement mise en lumière. Ils portent une blouse, ne prescrivent rien, ne soignent pas les corps. Pourtant, ils sont parfois appelés quand les mots manquent, lorsqu’une famille vacille face à une naissance compliquée, un décès ou une fin de vie houleuse. À Tours, cette présence discrète est aujourd’hui appelée à disparaître sous sa forme salariée.
Le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours a décidé de ne plus financer progressivement les postes salariés de son aumônerie catholique. Quatre postes sont concernés, représentant 2,5 équivalents temps plein. Selon le diocèse, un premier contrat ne sera pas renouvelé au 1er juin, un deuxième au 1er juillet, un troisième en décembre 2026, avant la disparition du dernier poste au cours de l’été 2027. L’établissement explique cette décision par le contexte de fortes contraintes financières auquel il est confronté, comme l’ensemble des hôpitaux publics, et par la nécessité…

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