Abdelaziz Rahabi : "La mémoire, pas un frein dans les relations entre Paris et Alger"

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En tête-à-tête

Dans un entretien exclusif accordé à France 24, Abdelaziz Rahabi, ancien ministre algérien de la Communication, revient sur les relations qui se sont récemment tendues entre l'Algérie et la France. Pour lui, "la mémoire ne constitue pas du tout un frein aux relations". Il ajoute que l'Algérie n'a jamais demandé à la France de "se repentir sur son passé".

La visite du ministre algérien de l'Intérieur, Saïd Sayoud, à Paris, premier membre du gouvernement algérien à faire le déplacement depuis deux ans, semble être un signe d'un réchauffement des relations entre la France et l'Algérie.

Les distorsions n'ont pas été apaisées par les "reconnaissances occasionnelles" des crimes à l'égard de l'Algérie par Emmanuel Macron, estime Abdelaziz Rahabi. Il reproche au président français une approche "fragmentée" de la question mémorielle.

Selon lui, "la confiance est rompue" entre les présidents français et algérien sur la question du Sahara occidental depuis la reconnaissance par la France de la souveraineté du Maroc, en juillet 2024. L'ancien ministre algérien de la Communication affirme pour autant que "la mémoire ne constitue pas du tout un frein aux relations".

Christophe Gleizes au cœur des dernières crispations ?

Mais le dernier gros point d'achoppement des relations franco-algériennes est certainement l'emprisonnement du journaliste sportif Christophe Gleizes.

À la veille de l'ouverture de la Coupe du monde 2026, le président de la FIFA, Gianni Infantino avait évoqué le cas du journaliste français en déplorant son absence à l'événement et en appelant à "une grâce présidentielle" du président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Une déclaration que "regrette" Abdelaziz Rahabi, qui, pour lui, "ne sert pas du tout" Christophe Gleizes car il estime qu'avant cela, "nous étions dans un climat d'apaisement".

Enfin, interrogé sur le fait que Bruno Retailleau ait quitté le ministère de l'Intérieur français le 12 octobre 2025, l'ancien ministre pense qu'il est "incontestable que le changement de ministre de l'Intérieur en France a aidé à apaiser un peu les relations entre l'Algérie et la France", même si ce n'est qu'un des aspects des relations et qu'il n'est pas "essentiel".

Le président du parti des Républicains a mis en place, selon lui, "un rapport de défi vis-à-vis de l'Algérie" qui n'a pas aidé à la collaboration entre les deux pays.

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