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Publié le 24/03/26 à 22h30
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Le plein dessence fait mal au portefeuille et les automobilistes se tournent vers l'électrique comme solution. Depuis la fin du mois février 2026, les plateformes spécialisées enregistrent des ventes en hausse pour les véhicules électriques. C'est une tendance en réponse à la flambée du pétrole suite à la guerre au Moyen-Orient. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes.
© Shutterstock/CHARAN RATTANASUPPHASIRI
Le conflit fait grimper le baril de pétrole et les automobilistes commencent à recalculer leurs dépenses. Chez La Centrale, les recherches de modèles électriques d'occasion ont bondi de 91 % depuis la fin du mois de février. L'accélération est nette depuis le début du mois de mars. En gros, quand le plein de SP95 dépasse les 90 €, on commence à regarder les véhicules électriques d'occasion.
Les internautes se penchent sur l'électrique d'occasion
Chez Aramis Auto, la part des ventes de voitures électriques d'occasion est passée de 6,5 % à 12,7 % en un mois. On parle d'un doublement en un mois. C'est spectaculaire, même si la base reste modeste. Pour rappel, le marché de l'électrique d'occasion en France part de très loin. Mais la dynamique est claire et elle suit la courbe des prix à la pompe.
AutoScout24 constate une hausse de 5,3 % des recherches sur les électriques entre le début du mois de février et la fin mars. Toutes motorisations confondues, les recherches sur la plateforme ont reculé de 19,2 %. Le diesel a dévissé de 25,6 %. En clair, dans un marché où les automobilistes consultent moins d'annonces au global, l'électrique est la seule motorisation qui progresse. C'est loin d'être anodin.
En Allemagne, on constate aussi ce phénomène à plus grande échelle. Les recherches de voitures électriques d'occasion ont grimpé de 32,6 % sur la même période chez AutoScout24. La part de l'électrique atteint 9 % des recherches totales, soit trois fois plus qu'en France. Résultat, le marché français reste en retard sur l'adoption de la mobilité électrique. Même si La Centrale note une progression de fond de 17 % sur un an des consultations de modèles électriques.
Mais alors pourquoi l'occasion et pas le neuf ? La réponse tient en un mot, le prix. Une Renault Zoé d'occasion se trouve entre 8 000 et 14 000 €. Une Tesla Model 3 de 2022 tourne autour de 25 000 €. C'est bien en dessous du prix d'un véhicule neuf qui démarre rarement sous les 30 000 €.
Les coûts moins élevés sur la durée séduisent
Et puis n'oublions pas que le coût de recharge d'une voiture électrique à domicile revient à environ 3 € pour 100 km. En essence, on parle de 14 à 16 € pour la même distance au prix actuel du litre. Bref, l'économie est énorme sur un an. Un conducteur qui roule 15 000 km par an économise plus de 1 500 € rien qu'en énergie.
Sauf que voilà, la question reste ouverte. Est-ce que ces recherches en hausse se transformeront en achats ? Ou est-ce un simple réflexe de panique qui retombera dès que les prix du pétrole baisseront ? En 2022, le même phénomène a eu lieu pendant la guerre en Ukraine. Les recherches d'électriques ont explosé, puis le soufflé est retombé quand la remise de 30 centimes a calmé les prix à la pompe.
Cette fois, aucune remise de l'État n'est prévue. Maud Bregeon a qualifié l'idée de "précipitée" et d'"inconcevable" pour le budget. Si les prix du pétrole restent élevés, la bascule pourrait être durable. Sinon, on repartira comme avant. L'électrique d'occasion a besoin d'un carburant cher pour séduire les Français, au final.
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