Publié le 12/06/26 à 14h22
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Alors que la puce RTX Spark de Nvidia vient d'être officialisée, les premiers tests de performance qui circulaient publiquement ont été retirés de la base de données Geekbench. Un retrait qui interroge sur la stratégie de communication du constructeur.
© Les Numériques - Jensen Huang dévoilant la puce RTX Spark lors de la GTC 2026 à Taipei.
En explorant la base de données du célèbre outil de mesure Geekbench afin de vérifier l'apparition de nouvelles soumissions concernant la puce RTX Spark depuis l'annonce officielle, nous avons constaté la disparition des trois entrées attribuées à la puce Nvidia RTX Spark (référencée sous le nom de code N1x).
Ces données, qui comprenaient deux évaluations de la partie processeur (score 1 et score 2) et un score graphique (GPU) sous l'API OpenCL, renvoient désormais vers une page d'erreur 404. La section spécifique dédiée à cette puce n'affiche plus aucun résultat.
Plus aucun référence à la puce N1x n'apparait sur la base de donnée de Geekbench. © Les Numériques
Contactées à ce sujet, les équipes de Geekbench n'ont pas encore répondu à nos sollicitations. Nvidia a, de son côté, refusé de commenter cette disparition.
Un niveau de performance rapidement distancé
Ces suppressions interviennent alors que les données initiales, issues d'un test réalisé il y a quelques mois sur une carte mère HP fonctionnant sous Linux, s'avéraient encourageantes pour une première version. En calcul monocœur, la puce N1x affichait un score de 3 096, se plaçant à l'époque au niveau des processeurs haut de gamme d'AMD (Ryzen AI Max 390) et d'Intel (Core Ultra 9 275HX). En calcul multicœur, l'évaluation créditait ce SoC ARM de 20 cœurs d'un score de 18 837, ce qui lui permettait de dépasser le Ryzen AI Max 390.
Cependant, le marché des processeurs ARM pour ordinateurs portables a évolué depuis la publication de ces premières mesures. Apple a commercialisé la puce M5 (4 184 en monocœur et 17 146 en multicœur) ainsi que la version M5 Pro, qui atteint 4 304 en monocœur et 28 432 en multicœur. De son côté, Qualcomm s'est positionné avec la Snapdragon X2 Elite, affichant 3 680 en monocœur et 21 722 en multicœur.
Face à ces puces récentes, les performances processeur de la RTX Spark de Nvidia apparaissent désormais en retrait en calcul pur.
L'hypothèse d'un contrôle de la communication
L'absence d'explication officielle permet d'envisager des raisons stratégiques liées à la nature même des outils de test. Le test de Geekbench n’évalue que les capacités de la partie processeur. Or, Nvidia présente la puce RTX Spark comme le point de départ d'une nouvelle ère pour l'informatique personnelle, un positionnement qui repose avant tout sur son architecture graphique et ses aptitudes dans le traitement de l'intelligence artificielle grâce à la mémoire unifiée implantée, ce que n’évalue pas Geekbench.
La puce N1x sur la carte du Asus ProArt P14. © Les Numériques
Dans cette perspective, la persistance de scores centrés sur la partie processeur risquait de focaliser l'attention sur des résultats en deçà de la concurrence actuelle, occultant les autres aspects techniques de la superpuce (comme aime à l'appeler Nvidia) RTX Spark.
La suppression de ces données publiques pourrait ainsi traduire une volonté de maîtriser les indicateurs techniques en attendant la publication des premiers tests indépendants sur des ordinateurs portables finalisés attendus pour l’automne 2026.
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il y a 15 hour
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