« Alias Benito » : Nathalie Saint-Cricq sanctionnée par France Télévisions après ses propos sur Éric Ciotti

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INFO LE PARISIEN. L’éditorialiste vedette du service public écope d’une semaine de suspension après sa sortie sur Éric Ciotti.

Une remarque qui ne passe pas. Et qui ne restera pas sans conséquence. Hier soir, lors de la soirée électorale de ces municipales 2026 de la chaîne franceinfo, Nathalie Saint-Cricq, pensant son micro fermé, a lancé « Alias Benito », en évoquant Éric Ciotti, l’ex dirigeant des Républicains désormais soutenu par le Rassemblement national, arrivé largement en tête à Nice.

Une sortie qui, selon nos informations, a provoqué la colère de Delphine Ernotte, la présidente des chaînes publiques. Résultat : Toujours selon nos informations, Philippe Corbé, le tout nouveau patron de l’Information, a décidé de retirer de l’antenne son éditorialiste vedette cette semaine. Jusqu’à dimanche inclus. Ce qui veut dire que Nathalie Saint-Cricq ne participera pas à la soirée électorale du second tour.

« C’est qui la petite ? »

Hier soir, la chaîne d’info continue avait rapidement présenté ses excuses sur X à Éric Ciotti, regrettant « un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions ». Quelques minutes plus tard, la journaliste a aussi tenu a faire ses excuses en direct. « J’ai tenu tout à l’heure à l’antenne des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d’un manque de discernement de ma part », a-t-elle déclaré, les yeux rivés sur le texte qu’elle avait écrit.

Nous présentons nos excuses à @eciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions.

— franceinfo (@franceinfo) March 15, 2026

Les problèmes de gestion des micros de franceinfo ont aussi mis en colère les Insoumis. Nathalie Saint-Cricq, visage emblématique du service public puisqu’elle a présenté le débat d’entre deux tours de la présidentielle 2017, a commenté en attendant le discours de Manuel Bompard, un des dirigeants du parti de Jean-Luc Mélenchon, en disant « C’est qui la petite ? », à propos d’Imane Hamel, cadre du parti. Une remarque que là encore la journaliste imaginait « off » mais qui s’est entendue à l’antenne.

Pour la première fois en 20 ans, Nathalie Saint-Cricq, 64 ans, n’était pas présente lors de la soirée de France 2. Elle avait été invitée à officier plutôt sur franceinfo pour laisser la place à son fils, Benjamin Duhamel.

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