Bar à chiens, polo Hugo Boss et soirées en tête à tête : Clara, 22 ans, et l’amour démesuré pour son teckel nain Aston

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Le teckel a atteint une cote de popularité démentielle depuis deux ans à Paris, affirme le vétérinaire, Jean-Michel Rabany, installé depuis 30 ans dans le 7e arrondissement.

Le teckel a atteint une cote de popularité démentielle depuis deux ans à Paris, affirme le vétérinaire, Jean-Michel Rabany, installé depuis 30 ans dans le 7e arrondissement. Aymeline Chemin pour le Figaro

Entièrement dévouée à son chien, la jeune maîtresse de 22 ans a placé ce compagnon poilu au centre de sa vie, lui sacrifiant ses économies et quelques sorties du samedi soir.

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De sa courte expérience, Emma a déjà tiré une certitude : «il y a la team chien et la team pas chien». Alors qu’elle monte la crème de coco au batteur pour servir l’un de ses premiers Doggoccino de la journée, la serveuse de Casa del Doggo, bar du 7e arrondissement de Paris, assume son appartenance à la première catégorie. Dans cet établissement, situé à quelques mètres du dôme des Invalides, les chiens peuvent profiter d’un toilettage de luxe, déguster un dogkie à la banane et beurre de cacahouète ou se faire offrir par leur maître un bandana vichy à près de 20€. Ce jeudi matin, Clara – voisine et cliente régulière – a fait un arrêt rapide avec Aston dans ce temple canin, une pause appréciée dans leur balade matinale. La jeune maîtresse de 22 ans n’a pas commandé d’«human drink» mais a regardé avec admiration son teckel socialiser avec le labrador blanc d’une quinquagénaire américaine.

Clara, étudiante en école de commerce, a toujours su qu’elle appartenait aussi à la «team chien». Mais il y a un an et demi, elle a estimé qu’il était temps d’avoir son propre canidé, comme 100 000 autres Parisiens (selon une estimation basse, citée par la mairie de Paris). Si l’INSEE ne se préoccupe pas encore de démographie canine, les quadrupèdes occupent une place croissante dans les centres-villes des grandes métropoles. Ceux qui furent jadis qualifiés de «clébards» ou de «sacs à puce», ont aujourd’hui toute la considération de leurs maîtres, qui les intègrent à leur vie comme un membre de la famille. Ainsi de Clara, qui visait la race du teckel nain, «vraiment trop mignon» d’une part, mais aussi de dimension idéale «pour voyager en cabine dans l’avion». C’est dans un élevage spécialisé, près d’Aix en Provence, qu’elle a trouvé le chiot de ses rêves, répondant à ses critères…

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