Battu par le Norvégien Sturla Laegreid et son compatriote Émilien Jacquelin, le Français se console en décrochant le titre au classement général de la Coupe du monde, deux courses avant la fin.
Passer la publicité Passer la publicitéChronique d’un sacre annoncé. Si Eric Perrot avait loupé le coche la semaine dernière du côté d’Otepäa (Estonie), où il avait fini par deux fois hors du Top 10 pour la première fois de la saison (12e du sprint et 11e de la poursuite), il a plié l’affaire dès ce vendredi à l’occasion du sprint d’Oslo, antépénultième course de ce millésime 2025-2026 qui l’aura vu conquérir son premier gros globe de cristal. Après sa 34e place il y a trois ans, sa 11e en 2023-2024 et sa 3e l’an dernier, le biathlète de 24 ans poursuit, inexorablement, son ascension en décrochant la timbale de main de maître, au terme d’une saison de Coupe du monde maîtrisée. Et non dénuée d’un brin de réussite avec les absences, à différents moments, de ses deux plus sérieux rivaux, le Norvégien Johan-Olav Botn et l’Italien Tommaso Giacomel.
Des courses manquées par certains qui n’enlèvent rien, bien au contraire, au mérite du natif de Bourg-Saint-Maurice, d’une constance impressionnante, rapide sur les skis, précis carabine à la main. Après des Jeux olympiques de Milan-Cortina qui ne furent pas pleinement ceux qu’il escomptait – champion en relais masculin et mixte, mais seulement une médaille d’argent lors de l’individuel -, Perrot a su se remobiliser pour conquérir son autre grand objectif de l’année avec le gros globe de cristal. En y mettant la manière, puisqu’une place dans le Top 15 lui suffisait, mais le Français est allé chercher mieux, beaucoup mieux.
Sturla Laegreid toujours sur son nuage
Dès les premiers intermédiaires, Perrot démontrait qu’il avait retrouvé de sa superbe sur les skis, avant de signer un parfait 5 sur 5 sur le tir couché qui lui permettait de ressortir du premier pas de tir en troisième position, à moins de cinq secondes de son compatriote Émilien Jacquelin, toujours en verve avec sa capacité à décocher ses balles tel un Lucky Luke du biathlon. Las, au tir debout, Jacquelin d’abord et Perrot ensuite - sur sa toute dernière balle qui manquait le noir de très peu -, manquaient chacun le 10 sur 10. Ce qui ouvrait la porte à ce diable de Sturla Laegreid, le Norvégien qui finit la saison en boulet de canon avec neuf podiums consécutifs. Dont une sixième victoire ce vendredi pour le Scandinave, le plus rapide sur les skis lors du dernier tour. Ce qui lui permettait de devancer de trois secondes Jacquelin et de quatre un Perrot sacré quand même en finissant devant le Suédois Sebastian Samuelsson.
Dans le reste du camp français, le champion olympique de la discipline Quentin Fillon Maillet a dû se contenter d’une place dans le Top 20 en raison de ses trois cibles manquées, juste devant son compatriote Oscar Lombardot, ce qui est toujours mieux qu’un Fabien Claude, relégué hors du Top 30 avec quatre fautes.

il y a 2 day
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