Sa marge sur la concurrence était encore plus large que celle de Lou Jeanmonnot. Cette dernière a converti son avance la veille. Éric Perrot l’a imitée dès ce vendredi sur le sprint (10 km) d’Oslo. À seulement 24 ans, le biathlète français a remporté le premier gros globe de cristal de sa carrière. Grâce à sa performance en Norvège, le Savoyard s’est assuré de terminer la saison en tête du général de la Coupe du monde de biathlon.
Un seul adversaire pouvait encore le priver du titre. Parti avec le dossard 23, Sebastian Samuelsson s’est élancé exactement une minute avant le leader du classement. Les deux hommes pouvaient ainsi être fixés rapidement. L’équation était simple : Perrot devait signer un meilleur temps que le Suédois ou se contenter d’achever la course dans le Top 15. Il avait manqué une première balle de match sur la poursuite d’Otepää. Il n’était pas question d’attendre 24 heures supplémentaires.
Les Bleus en force
Ses 244 points lui ont permis de skier et de tirer avec sérénité. Dès le début de l’épreuve, le Français a montré sa supériorité. Il est ressorti du pas de tir avec 12″ d’avance sur le temps de Samuelsson après le couché. Malgré une faute sur le debout, contre deux pour son adversaire scandinave, il a coupé la ligne avec un chrono et une troisième place provisoire suffisante. Sans la dernière balle manquée d’un rien, le Français aurait aussi pu décrocher le petit globe du sprint.

Le Savoyard rejoint Quentin Fillon Maillet (2022), Patrice Bailly-Salins (1994) au palmarès des vainqueurs français de la Coupe du monde. Il a encore quelques années devant lui pour tenter de se rapprocher Raphaël Poirée et Martin Fourcade, forts respectivement de quatre et sept sacres.
Perrot avait achevé ses Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 sur deux titres en relais, mais aucune médaille d’or individuelle. Il s’était tout de même paré d’argent sur l’individuel. Ce gros globe de cristal, déjà précédé par les petits globes de l’individuel et de la mass-start, rappelle qu’il est bien le patron de son sport. Avec lui et Jeanmonnot, le biathlon tricolore peut dormir tranquille.




