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Propriétaire de cette tour du XVIIIe siècle, la Ville de Paris demande aux sept artistes de la « Tour 111 », qui y ont leur atelier, de partir pour y faire « d’importants travaux » de sécurisation. Une décision incompréhensible pour les occupants de ce lieu à vocation artistique depuis 2002.

Un groupe de touristes fait escale au croisement de la rue Saint-Honoré et de celle de l’Arbre-Sec (Ier arrondissement de Paris), ce mercredi après-midi. Le guide leur montre la Croix du Trahoir, une fontaine classée monument historique. Jusqu’au XVIIe siècle, son masque à moustache cracheur d’eau a été témoin des exécutions capitales et des supplices qui ont marqué le carrefour.
Mais ces dernières semaines, c’est la tour du XVIIIe siècle à laquelle elle est adossée qui se débat avec son avenir. Restera-t-elle un lieu de création artistique ? « Notre combat, c’est de pouvoir garder ce type d’espaces dans le centre de Paris », martèle Maïlys Lamotte-Paulet, artiste plasticienne âgée de 34 ans et présidente de « Paris Centre Art », l’association qui gère de la « Tour 111 ». En soutien, plus de 300 artistes ont signé une tribune dans Libération.




