SECRETS DE CERCLES - Dans l’Ouest parisien, l’élite se retrouve dans des lieux somptueux, en toute discrétion, tels que le Cercle de l’Union Interalliée, le Nouveau Cercle de l’Union, l’Automobile Club... Cette semaine, Le Figaro vous ouvre les portes du Jockey Club.
On le croyait mort de sa belle mort. Mais le Paris proustien, celui des cercles, existe encore. Ce sont des lieux confidentiels où l’on cultive le «membership» : une façon d’être entre soi, un goût pour l’excellence, l’amitié, la table, ainsi qu’un certain art de vivre à la française.
«Pour vivre heureux, vivons cachés», telle pourrait être la devise de ces cercles. Que s’y passe-t-il ? Qui en est membre ? Comment intégrer ces «gentlemen’s clubs» ? Quels secrets renferment-ils ? Durant plusieurs mois, Le Figaro a enquêté pour vous ouvrir les portes de cet univers mythique.
L’ESPRIT DES LIEUX. Flaubert, en son temps, avait résumé en une phrase tout le prestige attaché au nom du Jockey : «Dire simplement “le Jockey” est très chic et donne à croire qu’on en fait partie», notait-il dans son Dictionnaire des idées reçues. Après cent quatre-vingt-douze ans d’existence, le Jockey Club demeure le Jockey Club, c’est-à-dire le plus élitiste des cercles parisiens, car le plus aristocratique. Y appartenir tient lieu de certificat. Son esprit pourrait se résumer en trois mots : tradition, honneur, camaraderie. L’aspect «démodé» des lieux y est pleinement assumé : les habitués revendiquent ce parfum délicieusement suranné. L’épithète «poussiéreux» (dont les mauvaises langues aiment l’affubler) les fait doucement rire.
Les sociétaires aiment à dire qu’ils sont «chez eux» au Jockey. Cette dimension domestique n’a rien d’anecdotique, car beaucoup voient dans ces murs leur pied-à-terre parisien. Et qui dit maison, dit famille : ici, les noms…

il y a 15 hour
3

