« C’est juste des bonnes énergies » : Marie-Sophie Lacarrau actrice dans un court-métrage avec les enfants du Village Action Enfance de Bréviandes

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« Le standard est ouvert, appelez-nous sur Radio Moussey et posez-nous toutes vos questions. Pour le moment, il est 8 heures.. Le journal ! » Au début du court-métrage « Le goûter de la chance », la voix de Marie-Sophie Lacarrau est reconnaissable entre mille. Elle résonne dans le poste de radio d’un car qui conduit des enfants dans la charmante école de Moussey, un petit village de 650 habitants situés au sud de l’agglomération troyenne.

Mais la présentatrice du JT de 13H de TF1 ne se contente pas de donner de la voix pour ce projet. Elle apparaît également dans le rôle de l’institutrice de cette classe qui accueille une nouvelle élève, Alizée. « Tous les jours de la semaine, Alizée va perdre son goûter de manière différente et maladroite. Mais au bout d’un moment, ses nouveaux camarades de classe vont l’aider afin qu’elle puisse enfin manger son goûter et pour devenir ses amis », décrit Tim Bascoul, réalisateur et étudiant à l’ESRA.

Une quinzaine d’étudiants de cette école de cinéma parisienne se sont mobilisés du 16 au 20 février à Moussey pour tourner durant les vacances scolaires avec une vingtaine d’enfants et adolescents du Village Action Enfance de Bréviandes. Ces jeunes, placés par la protection de l’enfance en raison de sérieux problèmes dans leurs familles, retrouvent ainsi le sourire avec le soutien des éducateurs du village. « J’étais là toute la semaine… franchement c’était formidable, et c’est super de tourner avec une personne connue… en plus, elle est très sympa », se réjouit Wesley, l’un des jeunes comédiens âgé de 12 ans.

« On essaie vraiment de leur apporter le plus de bonheur possible »

Le principe ? Réaliser un court-métrage de trois minutes qui sera diffusé lors d’une soirée de remise de prix au Grand Rex à Paris le 15 juin. Les 15 villages participants du réseau Action Enfance du pays seront représentés en compagnie d’un jury de professionnels reconnus du cinéma. Un joli point final pour une véritable aventure humaine, à en croire les larmes des enfants et des étudiants au dernier jour de tournage. Pour soutenir ce court-métrage, il est encore possible de voter pour lui jusqu’à la mi-juin sur aefaitsoncinema.org.

« Évidemment, ça n’a pas toujours été facile ! Mais il y a vraiment des relations qui se sont créées, confie Tim Bascoul, le réalisateur. On sait qu’ils ont une vie et un passé difficile, et on essaie vraiment de leur apporter le plus de bonheur possible, même si c’est que sur cinq jours. Et j’avoue que moi je suis quelqu’un d’assez émotif. Donc forcément quand je vois l’actrice principale qui craque parce qu’elle ne veut pas qu’on parte, je craque aussi. »

Sollicitée au début du projet par les étudiants, Marie-Sophie Lacarrau a tout de suite accepté d’y participer, alors qu’elle est déjà investie auprès de l’association « Un enfant par la main » : « Je parraine une petite fille qui vit au Sénégal, depuis 8 ans maintenant, et c’est un engagement au quotidien. J’ai tissé des liens avec elle, je suis allée la rencontrer, on s’écrit des courriers, on s’envoie des photos… c’est pour ça aussi que j’ai dit oui quand les étudiants sont arrivés avec le projet Action Enfance », explique celle qui est également maman de deux enfants.

La présentatrice et la conjugaison

Présente à l’occasion d’une journée de congés, la reine du 13 H s’est rapidement prise au jeu du tournage, elle qui n’avait jamais fait de comédie par le passé. « Je l’ai fait vraiment pour les étudiants et pour les enfants. Mais ça m’amuse de me retrouver au milieu de cette ambiance-là, ça change du quotidien », souligne-t-elle. « Quand je fais le journal, j’ai écrit mon journal toute la matinée, je l’ai préparé, donc je maîtrise ce dont je parle. Là, j’invente un cours de conjugaison… Bon, ça va, les souvenirs d’école ne sont pas très loin, mais j’invente un cours de conjugaison quand même », sourit Marie-Sophie Lacarrau.

Séduite par le professionnalisme et le perfectionnisme des étudiants, la journaliste a également pu admirer l’engagement des enfants, loin de l’image péjorative d’une jeunesse désinvolte. « On est sur des jeunes très à l’écoute, très consciencieux et ils veulent bien faire. Pour eux c’est une merveilleuse opportunité et ils y prennent du plaisir, ils se marrent, ça rigole, ça chambre, ça fait juste du bien en fait, c’est juste des bonnes énergies. »

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