Champion du monde l’an passé, triple médaillé olympique, le Français, vainqueur de la Coupe du monde, a décroché son premier globe de cristal ce vendredi. Un sacre qui le fait déjà entrer dans la légende du biathlon français, à seulement 24 ans.

Par Sandrine Lefèvreenvoyée spéciale à Peisey (Savoie) 

Éric Perrot revient dès qu'il le peut sur ses terres de Peisey, en Savoie, comme ici lors de sa préparation estivale en août 2025. LP/Olivier Arandel

Éric Perrot revient dès qu'il le peut sur ses terres de Peisey, en Savoie, comme ici lors de sa préparation estivale en août 2025. LP/Olivier Arandel

Durant les Jeux olympiques de Milan Cortina, les copains du fan-club, prêts à ambiancer la fan-zone installée sur le front de neige, étaient presque restés sur leur faim. Si Éric Perrot avait décroché l’or avec les deux relais (mixte et hommes), il lui avait manqué un sacre en individuel (une médaille d’argent). Ce n’était que partie remise, le Français ayant, à 24 ans, décroché le premier gros globe de cristal de sa carrière, grâce à sa 3e place du sprint d’Oslo (Norvège) ce vendredi. Il devient le 5e Français à remporter ce trophée qui récompense le biathlète le plus régulier de la saison, après Martin Fourcade (7 gros globes), Raphaël Poirée (4), Patrice Bailly-Salins (1) et Quentin Fillon Maillet (1).

Autant dire que l’annuel « retour des champions » qui ponctue chaque fin de saison au ski club de Peisey-Vallandry (Savoie) promet encore une fois d’être animé. « L’an passé, c’est Éric qui servait les bières ! », sourit Gianni Giacchino, le pote d’enfance d’Éric Perrot, devenu son manager. À l’époque, l’enfant du pays fêtait son titre de champion du monde de l’individuel, au milieu d’une nuée de gamins, les yeux brillants. Sans chichi. « Ce n’est pas le genre de la maison », plaide Franck, son père, lui-même ancien biathlète, qui, avec Tone, son ex-épouse norvégienne, a élevé ses deux fils au cœur de la montagne.