DÉCRYPTAGE - En l’état actuel, la proposition de loi ne prévoit pas de mettre la famille au courant de la demande d’aide à mourir d’un parent. Le délit d’entrave inquiète également les aidants.
« Le proche est perçu comme une menace, comme s’il allait peser pour empêcher la personne aidée de mourir. » Le peu de place accordée à la famille et aux proches dans la proposition de loi sur l’aide à mourir inquiète des aidants. Comme un désaveu, a pensé Christine Bonnefond quand elle a découvert le texte. À 64 ans, cette ancienne conceptrice rédactrice d’une entreprise de communication a tout lâché pour s’occuper de son mari, Bertrand. Voici trente-trois ans que ce dernier a été diagnostiqué d’une forme à évolution lente de la maladie de Charcot (SLA). Christine s’occupe de lui depuis dix-sept ans. Après une trachéotomie en 2009, cet ouvrier forestier vit avec un respirateur artificiel et a besoin d’une aide « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ».
Un temps reconvertie dans le métier d’AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap), elle a finalement arrêté toute activité professionnelle. « Je n’avais pas forcément choisi d’arrêter de travailler mais c’est devenu incontournable…

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