Coupe de l'America : «cette dimension multiculturelle est une véritable richesse» pour Philippe Presti, nouveau coach du défi français

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Par Le Figaro avec AFP

Le 17 mars 2026 à 13h45

Le K-Challenge, défi français, lors d’une édition de la Coupe de l’America.

Le K-Challenge, défi français, lors d’une édition de la Coupe de l’America. BRENDON O'HAGAN / AFP

Le nouvel entraîneur du défi français K-Challenge s’est exprimé sur les ambitions de son équipe pour la prochaine Coupe de l’America, qui aura lieu en 2027. Une équipe composée de français, mais aussi d’étrangers, dans le cadre d’une nouvelle stratégie.

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Coach des Américains d'Oracle lors de deux campagnes victorieuses, le Français Philippe Presti a été nommé mardi directeur sportif du défi bleu pour la 38e Coupe de l'America et veut mettre l'accent sur le développement «d'un collectif harmonieux» pour espérer s'imposer, notamment par une internationalisation de l’équipe.

QUESTION: Qu'est-ce qui vous a convaincu de rejoindre ce projet ?

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RÉPONSE: «Cela fait de nombreuses années que j'ai quitté la France sur le plan des projets sportifs, mais cela ne m'a jamais empêché de conserver des attaches et des liens forts. J'ai toujours gardé un œil sur ce qui s'y faisait, en apportant parfois de petits coups de main, en sous-marin. J'ai suivi cette équipe, notamment lors de la campagne de Barcelone en 2024. Cette fois, j'ai senti que c'était le bon moment. Je pense que l'équipe a atteint un certain niveau de maturité, et que mon expérience peut l'aider à continuer à progresser».

Quelles leçons de vos précédentes campagnes comptez-vous appliquer à celle-ci ?

«Ce que j'essaie de mettre en place dès le début, c'est que le collectif passe au-dessus de toute individualité. Je parle à la fois de l'équipe sportive et de l'équipe technique. La performance globale repose sur la capacité à faire progresser tous les curseurs en même temps. Avoir un +line-up+ international était essentiel. Cette dimension multiculturelle est une véritable richesse: elle permet de croiser les expériences, de se challenger mutuellement».

Qu’est-ce qui fait la différence entre un projet qui échoue et un projet performant ?

«Tout repose sur cette notion de collectif harmonieux. Un projet progresse lorsqu'on y intègre des individualités qui possèdent une forte expérience, notamment sur le plan technique. Des navigateurs comme Leigh McMillan, Diego Botin ou encore Florian Trittel, issus du SailGP ou de la voile olympique, vont également nous apporter une vision différente. Enfin, tout l'enjeu est de réussir leur intégration pour faire monter le niveau global du groupe. C'est toute la beauté de la Coupe de l'America: ce n'est pas seulement un défi sportif, c'est un projet global, extrêmement complexe et exigeant».

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Plusieurs des navigants et techniciens évoluent au sein de l'équipe de France de SailGP, comment vont s'articuler ces deux projets ?

«Le projet SailGP français constitue la colonne vertébrale de notre ambition sportive. Lorsque j'ai commencé à travailler sur le projet Coupe, je savais que nous avions le potentiel pour performer, notamment grâce à SailGP car les plateformes sont proches. Notre campagne va s'appuyer sur ces forces vives et SailGP a également été un levier important pour attirer des talents comme Diego et Florian (membres de l'équipe espagnole de SailGP). Bien sûr, pendant les périodes de compétition en SailGP, chacun est concentré sur son programme. Mais dès que l'on se retrouve, tout est mis en commun. Le défi sera justement de gérer ces allers-retours entre les deux projets».

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