Par Le Figaro avec AFP
Le 10 juin 2026 à 21h47
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Gianni Infantino a dit espérer «que dans un grand acte d’humanité», on accordera à Christophe Gleizes «une grâce présidentielle et qu’il pourra même nous rejoindre pendant la Coupe du monde».
Passer la publicité Passer la publicitéLe président de la Fifa Gianni Infantino a espéré mercredi à Mexico que le journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, obtienne une grâce présidentielle. «Il y a un siège libre, celui du journaliste français Christophe Gleizes, qui est le seul journaliste sportif emprisonné dans le monde», a-t-il déclaré à la veille de l'ouverture du Mondial 2026. «J'espère vraiment que dans un grand acte d'humanité, on lui accordera une grâce présidentielle et qu'il pourra même nous rejoindre pendant la Coupe du monde», a-t-il ajouté.
Le Suisse de 56 ans a également jugé, ce mercredi, «malheureux» que l’arbitre somalien Omar Artan, qui devait officier pendant le Mondial 2026, ait été refoulé par les autorités américaines. «C’est malheureux ce qui lui est arrivé mais nous ne contrôlons pas tout», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Mexico à la veille de l’ouverture du tournoi.
«Nous ne sommes pas les rois du monde» concernant l’arbitre somalien
«Nous essayons toujours de trouver des solutions mais nous devons respecter le fait que nous ne sommes pas les rois du monde qui peuvent régner sur les gouvernements et les forces de police, nous sommes une organisation sportive», a expliqué le patron de l’instance mondiale du football.
Désigné arbitre africain de l’année en 2025, Omar Artan, 34 ans, faisait partie des 52 arbitres retenus par la Fifa pour le Mondial 2026 (11 juin - 19 juillet) co-organisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada. Refoulé à son arrivée samedi à l’aéroport international de Miami (Floride), Omar Artan, qui est rentré mercredi à Mogadiscio, a déclaré qu’il disposait d’un visa en règle.
Un responsable du département américain d’État a indiqué mardi soir à l’AFP qu’il était «lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes», ce qui le rendait «inéligible à l’entrée» sur le territoire des États-Unis. L’affaire a provoqué l’indignation en Somalie et illustré les fortes tensions liées à la politique migratoire stricte des États-Unis.

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