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LA QUESTION DU JOUR - Habituée aux huitièmes de finale du Mondial au 21e siècle, la sélection américaine nourrit de légitimes ambitions à domicile. Première étape la nuit prochaine face au Paraguay.
Passer la publicité Passer la publicitéOUI. On l’oublierait presque mais les États-Unis, pays organisateur le plus clivant de la Coupe du monde 2026 aux côtés du Mexique et du Canada, possède une équipe de football. Et celle-ci affiche des ambitions au moment d’accueillir à nouveau le Mondial pour la première fois depuis 1994. Placée dans le groupe D en qualité de tête de série, la sélection américaine lance son aventure la nuit prochaine (3h), au SoFi Stadium d’Inglewood, face au Paraguay, avant d’affronter l’Australie puis la Turquie. Il va falloir éviter le piège tendu par les Paraguayens, qualifiés en tant que sixièmes de la zone Amérique du Sud, pour démarrer du bon pied et nourrir, encore plus, les espoirs légitimes de tout un pays.
Entraînés par Mauricio Pochettino depuis l’automne 2024, les États-Unis se sont rassurés lors de la préparation d’avant-Mondial en montrant un visage séduisant face au Sénégal (victoire 3-2) puis l’Allemagne (défaite 1-2), oubliant un rassemblement de mars totalement raté (défaites 0-2 contre le Portugal et 2-5 contre la Belgique). L’équipe emmenée par ses talentueux pensionnaires de Ligue 1 (Timothy Weah et Folarin Balogun) et ses joueurs habitués aux joutes européennes (Pulisic, Robinson, McKennie, Adams, Tillman, Richards...) semble prête à faire la fête à la maison. Comme avait su le faire la Russie, en 2018, jusqu’en quarts de finale, dans la même position d’outsider ambitieux devant son public.
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Briser le plafond de verre des huitièmes de finale
Les quarts de finale, justement, un cap que les USA n’ont plus atteint depuis 2002. Eux qui restent sur trois huitièmes de finale perdus lors de leurs trois dernières participations (2010, 2014 et 2022 face aux Pays-Bas). Cet été, si l’on se projette sur un tableau potentiel, les Américains, en cas de première place acquise dans le groupe D, affronteraient un troisième de groupe en seizièmes de finale avant, éventuellement, un huitième de finale de prestige face à la Belgique - favori du groupe G - puis un quart contre l’Espagne. On n’en est pas là mais l’hypothèse fait saliver. En tout cas, le finaliste 2025 de la Gold Cup - la compétition continentale en Amérique du Nord et Centrale - ne peut pas se cacher. Le talent est là. Il doit briller. La ferveur populaire, elle, grandira sans doute au fil des tours si cela se passe bien.
«Je pense que nous avons tous été, je ne dirais pas submergés, mais agréablement surpris par l’enthousiasme qui entoure l’équipe», a dévoilé le défenseur vétéran Tim Ream (38 ans) à l’aube de «l’opportunité d’une vie» qui rime avec «davantage d’attentes et de pression». Être à la hauteur, faire pencher les éléments (contexte, ambiance, arbitrage...) en sa faveur, Pochettino connaît ses défis, lui qui a demandé à ses joueurs d’apprendre à jouer «à la limite du règlement» après le revers face à l’Allemagne.
«C’est clairement un aspect sur lequel on peut s’améliorer», a complété ce mardi le milieu de terrain Cristian Roldan, auprès de l’AFP, au camp d’entraînement de la sélection à Irvine (Californie). «On doit comprendre que, parfois, être trop honnête peut nous desservir (...) On doit être plus rusés quand on est victime d’une faute, rester un peu plus longtemps à terre.» La fin, si elle s’avère heureuse, pourrait justifier tous les moyens...
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