Champion du monde en 2018 et finaliste en 2022, le défenseur des Bleus et du Paris-SG a répondu aux questions des journalistes ce vendredi, au campus de Bentley.
Si la France est favorite : «Vous me cherchez dès le début ? (rires) On a une superbe équipe. On n’est pas les seuls, il y en a plein. On se prépare bien on se met dans les meilleures conditions pour un match très compliqué contre le Sénégal (le 16 juin au MetLife Stadium, dans le New Jersey, NDLR). Il nous reste quatre jours pour aborder ce match de la meilleure des manières.»
Les impressions face à la chaleur : «C’est différent par rapport à l’Europe et la France, côté chaleur et humidité . On est prêts. Pas mal de joueurs ont fait la Coupe du monde des clubs (durant l’été 2025), ils savent à quoi s’attendre. Hier (jeudi), certains ont vu qu’il y aurait beaucoup de chaleur, il faudra s’hydrater. La pause fraîcheur nous fera du bien pendant les matchs. On veut donner le plus grand spectacle aux supporters.»
Le niveau de la défense bleue : «Je suis très confiant dans cette équipe, dans tous les secteurs de jeu. J’ai confiance dans mes coéquipiers. Nos défenseurs sont de très grande qualité. On est tous prêts, on a tous envie que cette compétition commence. Il y a beaucoup de qualité et de concurrence. Le plus important est de rester concentrés, sereins».
À lui de trouver les solutions pour prouver, sur le terrain, que c’est le meilleur du monde.
Lucas Hernandez sur Ousmane DembéléLa différence entre Dembélé en Bleu et au PSG : «Par rapport à ce qu’il a proposé au PSG, il nous a fait un bien extraordinaire. À Paris, le coach lui donne toute la liberté du monde, ici aussi. À lui de trouver les solutions pour prouver, sur le terrain, que c’est le meilleur du monde. En sélection, il n’a pas cette libre mobilité qu’il a en club. Mais c’est un joueur extraordinaire qui nous fera du bien».
Si l’équipe de France doit apprendre du PSG : «L’équipe de France, c’est la nation, la sélection, avec de très grands joueurs comme au PSG. On ne peut pas comparer un club et une sélection. Les entraînements, le quotidien, les automatismes, c’est totalement différent. On n’a pas le même temps, les mêmes entraînements ni les mêmes méthodes. C’est à nous de nous adapter et de donner le meilleur pour cette sélection».
Le rôle et le statut de Maignan : «C’est un excellent gardien, une excellente personne, il aime parler. C’est un leader dans ce groupe. On lui fait tous une confiance énorme».
Doué et Barcola, les différences de profil : «Ce sont deux joueurs avec une qualité extraordinaire, ils le montrent à chaque match. Désiré est plus technique balle au pied, en un contre un. Bradley prend la profondeur, il va à 2000 à l’heure, je souffre à l’entraînement. Ce sera la décision du coach. Ils ont des qualités énormes».
La relation entre Dembélé et Mbappé : «Ce sont deux personnes qui s’entendent extrêmement bien. Ils sont toujours ensemble sur le terrain et en dehors. À table, ils sont à côté. Je m’entends très bien avec eux. Ils ont une relation de proximité. Tous les 15 jours, on a Kylian au téléphone et en dehors du football, ils ont une relation très proche».
Si Mbappé est trop critiqué : «Kylian, vous le connaissez tous, c’est un joueur qui fait des différences. Il est extraordinaire. Quand tu es Mbappé, tout le monde te regarde avec une loupe. Ce n’est jamais facile d’être Kylian Mbappé, mais je l’apprécie beaucoup. Il est à 100% motivé pour commencer cette Coupe du monde. Il s’est très bien préparé, il est très motivé et a envie de commencer cette compétition. Toutes les critiques qu’il a reçues cette saison, il va bien les faire taire».
La Coupe du monde, il n’y a rien de plus grand ni de plus beau.
Lucas HernandezStatut champion du monde 2018 : «Je veux rester comme je suis. À l’aise, souriant, compétitif. La Coupe du monde, il n’y a rien de plus grand ni de plus beau. Je veux profiter chaque jour. Quand tu joues, tout est génial et fantastique. Le plus important est d’être là. C’est à nous de savourer. Ce sont des moments uniques, que l’on va garder à vie».
S’il a une carte à jouer au poste de latéral gauche : «Je ne me dis rien, je suis là pour l’équipe. Je ne ferme aucune porte. Le coach m’a appelé pour être dans l’axe, mais s‘il a besoin de moi à gauche, je vais être là. Je veux donner 100% à ce pays et ce maillot».
Michael Olise : «Michael est discret, mais quel joueur... Je l’ai affronté cette année avec le PSG, contre le Bayern (en demi-finales de Ligue des champions, 5-4 et 1-1, NDLR), c’est un joueur différent. Il ne faut pas lui donner une seconde. J’ai la chance de l’avoir en sélection et je profite».
Comment joue l’équipe de France : «L’équipe de France a tout. Défensivement, on est une équipe solide et costaude. Offensivement, on a du danger. À nous de nous adapter à l’équipe que l’on a en face. On est très solides avec les milieux et les attaquants qui nous aident. On a la qualité pour garder le ballon. C’est complet.»
Propos recueillis en conférence de presse

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