Par Le Figaro avec AFP
Le 15 juin 2026 à 10h27
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Avant l’entrée en lice de l’Iran face à la Nouvelle-Zélande la nuit prochaine, à Los Angeles, le sélectionneur Amir Ghalenoei et l’attaquant Mehdi Taremi se sont exprimés sur le contexte qui les attend durant cette Coupe du monde.
Passer la publicité Passer la publicitéLe sélectionneur et l'attaquant vedette de la Team Melli ont assuré dimanche respecter «tous les Iraniens», du pays ou d'ailleurs, à la veille de leur entrée en lice au Mondial 2026 à Los Angeles, où des membres de la diaspora leur préparent un accueil hostile.
«Je suis très heureux d'être ici au nom de l'Iran. Nous sommes là pour jouer au foot, avec respect pour les Iraniens au pays ou à l'étranger. Le foot est séparé de la politique», a déclaré lors d'une conférence de presse le sélectionneur Amir Ghalenoei, avant d'affronter lundi la Nouvelle-Zélande. «Je sais qu'il y a une large diaspora à Los Angeles, je suis heureux qu'ils viennent nous voir, j'espère qu'ils vont prier pour nous, j'espère qu'ils vont nous encourager et j'espère qu'on les récompensera avec un bon match», a ajouté le technicien.
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Une grande partie de la diaspora en Californie considère toutefois la sélection comme un instrument de propagande de la République islamique, et a lancé des appels à manifester lundi autour du stade de Los Angeles, où beaucoup devraient agiter l'ancien drapeau de l'Iran, celui d'avant la révolution islamique, orné d'un lion et d'un soleil.
«Nous sommes là pour le football, pas la politique»
La participation de l'Iran au Mondial-2026 a été longtemps incertaine à cause du conflit déclenché en février par des frappes américano-israéliennes, et reste largement dominée par les questions géopolitiques. La sélection, a déplacé à la dernière minute son camp de base de l'Arizona à Tijuana, au Mexique, l'administration américaine ayant refusé d'accorder des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement.
La Team Melli est arrivée dimanche à Los Angeles, avec un peu de retard malgré la courte distance depuis cette ville frontalière. Ces déboires logistiques ont eu «bien sûr un impact» sur la préparation, a admis l'entraîneur lors d'un point presse débuté par une demande du médiateur de la Fifa de concentrer les questions sur le football.
L'attaquant vedette Mehdi Taremi veut «rendre heureux tous les Iraniens à travers le monde» et pense que le football peut «unifier notre pays». «Tout le monde peut avoir sa propre opinion, mais nous sommes là pour le football, pas la politique». Taremi, déjà buteur en 2022 au Qatar, a souligné que son pays n'était pas le seul à avoir connu des déboires avec l'administration américaine, citant notamment le cas de l'arbitre somalien Omar Artan, dont l'entrée aux États-Unis a été refusée.

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