Coupe du monde 2026 : poussifs puis irrésistibles, les Bleus démarrent par une victoire face au Sénégal

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Grâce à l’inévitable Kylian Mbappé, auteur d’un doublé, puis Bradley Barcola, les Bleus ont arraché une victoire (3-1) face au Sénégal à New York.

Didier Deschamps souffle et tombe dans les bras de ses adjoints sur la pelouse du MetLife Stadium. Ses joueurs en font de même sous le cagnard du New Jersey. Le sentiment du devoir accompli. Les sourires en bandoulière. Quoi qu’il se passe, le sélectionneur des Bleus quittera son poste en ayant remporté tous ses premiers matches de Coupe du monde (2014, 2018, 2022, 2026). Tout sauf anodin. La route est encore longue mais l’équipe de France, victorieuse du Sénégal (3-1), a dévoilé un condensé de ce que le public attend d’elle … et de ce que personne ne veut voir. La copie d’ensemble incite à l’optimisme, également à la prudence mais surtout au désir de voir la suite. Prochain rendez-vous lundi prochain à Philadelphie face à l’Irak.

Des Bleus amorphes

Sous un soleil de plomb, dans une enceinte du MetLife Stadium qui sent bon les années 1990 et nous renvoie au Mondial 1994 en Amérique avec une nostalgie assumée, le moment était venu pour enfin lancer l’aventure. Avec les quatre fantastiques alignés (Mbappé, Olise, Dembélé, Doué) et la volonté de proposer spectacle et panache. Une attitude louable et ambitieuse. Mais pendant quarante-cinq minutes, le public s’est ennuyé ferme. Dans de très grandes proportions. Avec une équipe de France lente, sans idée, du déchet à foison et des connexions invisibles. Comme si ces joueurs se découvraient pour la première fois. 66 ballons perdus, un tir non cadré (plus faible total en poule de Mondial depuis 1966), 0,02 XG (Expected Goals) … Une ligne de statistique lénifiante. En face, le Sénégal, bien en place sans être transcendant, aurait pu mener au score à la pause après un poteau de Jackson (25 mn) à deux doigts de se transformer en but contre son camp de Maignan, ou encore une énorme occasion ratée par Sarr (45+6). Tout à jeter. Rien à garder. Un premier acte indigne d’un prétendant au titre.

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Michael Olise, le maestro qui a réveillé la France

C’est bien beau de clamer ses intentions et ses ambitions depuis des semaines, encore faut-il y mettre les intentions et les moyens. Que l’on ronronne pour une entame de Mondial, c’est entendable, mais pas dans ces proportions. Les Bleus ont reçu le message à la pause pour revenir avec un tout autre visage. Un homme a pris en main l’équipe de France : Michael Olise. Par ses occasions (53e), son sens de la passe, et sa capacité à briser la défense de ses adversaires sur une prise de balle, l’ailier du Bayern Munich a changé la rencontre. Sur une passe léchée, il trouve Mbappé qui ne se prive pas d’ouvrir le score (1-0, 66e) et d’égaler ainsi Olivier Giroud dans la caste de meilleur buteur de l’histoire de la sélection (57 réalisations). Du grand art pour Olise, le meilleur joueur français de la saison, qui découvre la grandeur d’un Mondial du haut de ses 24 ans. Et sera l’une des stars de cette Coupe du monde.

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Kylian Mbappé dans l’histoire

Une récompense logique pour la bande de Deschamps, beaucoup plus dominatrice et incisive. Enfin à son niveau surtout. Entre un penalty discutable non sifflé sur Mbappé (58e), des arrêts de Mendy face au capitaine français (57e) et Doué (74e), mais surtout une volonté collective d’augmenter le curseur et d’anesthésier les Sénégalais, les Français ont montré qu’ils étaient enfin entrés dans leur compétition. Sur une passe somptueuse d’Adrien Rabiot, Bradley Barcola, entré en jeu à la place d’Ousmane Dembélé (80e) – passé à côté de son match- est là pour doubler la mise (2-0, 82e) et faire respirer des Bleus conquérants. Si le Parisien Ibrahim Mbaye a réduit le score en fin de match (2-1, 90+5), Kylian Mbappé a fait parler son talent avec une frappe somptueuse (3-1, 90+6), synonyme de victoire et de titre de meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Tout seul. Cette première manche réussie, s’avance aussi comme une esquisse de ce qui attend les adversaires des Français. Même mal en point, le talent, les qualités et la densité sont là. Une arme fatale qui risque de faire des dégâts. Le Sénégal ne dira pas le contraire.

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