Par Baptiste Desprez envoyé spécial à Boston, avec Vincent Rozeron
Le 12 juin 2026 à 23h50
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Devant un public aux anges et un soleil de plomb, les Bleus continuent de prendre leur marque en Amérique.
Passer la publicité Passer la publicitéUn soleil éclatant et une chaleur étouffante. Des prémisses de ce que sera cette Coupe du monde. Mais aussi des sourires et un vrai vent de fraîcheur. L’équipe de France a testé sa cote de popularité vendredi à l’université de Bentley, lieu de son camp de base situé à 30 minutes de Boston. Pour son unique entraînement en public lors du premier tour, la sélection de Didier Deschamps a reçu le soutien de 400 supporters venus admirer les Mbappé, Dembélé ou encore Cherki et Olise.
«J’habite à 15 minutes, c’est une chance d’avoir les joueurs de l’équipe de France ici, quand on est français expatriés aux États-Unis», savoure Jean-Baptiste, la quarantaine, maillot de France 98 sur le dos, venu avec des admis. «Mes enfants sont comme des fous, ils adorent cette équipe», plante, des étoiles plein les yeux, Benjamin, franco-américain, accompagné de ses proches. «On a une chance incroyable de voir cette équipe aussi forte à quelques mètres de nous.» Un entraînement réussi côté engouement et liesse populaire. Toujours bon à prendre avant d’entrer en compétition.
Une longue séance sous une grosse chaleur
Désireux de préparer au mieux le rendez-vous face au Sénégal mardi en ouverture de leur Mondial, les Bleus se sont entraînés à 15h30, heure locale (6h de plus en France). Une manière d’habituer les corps à la chaleur et au soleil, même si la météo de New York, lieu du premier match au Metlife Stadium indique des nuages et une vingtaine de degrés dans quatre jours. Après une montée en pression classique (Toros, jeu de passes), et sous les applaudissements d’un public acquis à la cause du capitaine des Bleus, les Français ont effectué une opposition sur demi-terrain. Avant d’enchaîner sur une plus grande surface. À chaque pause, boissons fraîches et serviettes glacées pour réduire la température côté français.
Deschamps n’a rien laissé passer
Pendant près d’1h30, les Bleus ont sué à grosse goutte, pour le plus grand plaisir du public, aux premières loges devant les mouvements de joueurs évoluant dans les plus grands clubs du monde. Dans cette opposition sous une forte chaleur, Désiré Doué et Michael Olise se sont montrés à leur avantage, sous les yeux de Didier Deschamps qui n’a rien laissé passer. Des joueurs mécontents pour un hors-jeu ? «Arrêtez les gars et jouez.» Des mauvais choix ? «Marcus (Thuram), tu dois mieux faire.» A plus de 17 heures, il était temps d’en finir. Une grosse séance à quatre jours du grand défi. Les Bleus montent en puissance.
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