Critique Spider-Man: Brand New Day – L’homme-araignée enfin remis sur pattes, mais toujours prisonnier du MCU

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Testé le 28/07/26 à 17h45

 Brand New Day

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Résumé

Historique de la notation

  • 28/07/26

     3,5 sur 5

Détails du produit

Réalisateur Destin Daniel Cretton
Acteurs Tom Holland, Zendaya, Sadie Sink, Jacob Batalon, Jon Bernthal, Tramell Tillman, Mark Ruffalo, Michael Mando, Liza Colon-Zayas
Genre Action, Fantastique, Science-fiction, Aventure
Durée 145 min
Date de sortie 29/07/2026

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5

Tom Holland enfile à nouveau le costume de l'homme-araignée dans Spider-Man: Brand New Day, où il doit faire face à une menace plus redoutable que jamais. Voici notre critique du film, garantie sans spoiler.

Un lustre après le carton mondial de No Way Home et un grand final qui a permis au post-ado de retrouver son anonymat, le plus célèbre des super-héros de Marvel revient sur grand écran le 29 juillet dans une nouvelle aventure intitulée Spider-Man : Brand New Day.

Ce nouvel opus place Peter Parker face à ses propres démons, mais aussi à une multitude d'ennemis particulièrement dangereux. Voici notre critique, garantie sans spoilers.

L’histoire du film

Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, Peter Parker poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’abandon ressenti face à ses proches, qui avancent désormais sans lui, provoque chez le jeune homme un changement qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler. Et pourtant, cette mutation pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir dans l'ombre et prêt à s’en prendre à la ville comme à tous ceux qui lui sont chers.

Tom Holland est de retour dans le costume de l'Homme-Araignée.

Tom Holland est de retour dans le costume de l'homme-araignée.

© Sony Pictures / Marvel Studios

Notre critique

Après cinq ans d’absence, la petite araignée sympa du quartier revient avec un poids inhabituel sur les épaules. Si No Way Home offrait une forme de reboot au personnage imaginé par Stan Lee et Steve Ditko, il se retrouvait noyé dans une avalanche de fan-service, de scènes d'action dignes d'une cinématique de jeu vidéo et d’acteurs prisonniers du fond vert, dont on se demande encore s’ils ont vraiment partagé le même plateau.

Le départ de Jon Watts au profit de Destin Daniel Cretton, à qui l’on doit Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux (une production Marvel certes mineure, mais rafraîchissante), promettait un vrai renouveau. Déjà soucieux d'offrir des scènes d'action mieux chorégraphiées et plus lisibles que la majorité des films du MCU, le réalisateur hérite ici d’une mission presque réparatrice : redonner à Spider-Man de la matière, des enjeux et, surtout, une vraie présence physique.

C'est en tout cas ce que laissait entendre la campagne marketing autour de Spider-Man: Brand New Day, et ce depuis le tournage à Glasgow. Cascades réalisées sur le plateau, New York reconstitué, silhouettes enfin ancrées dans de vrais décors : ce nouvel opus retrouve un goût de l’artisanat que les dernières productions Marvel semblaient avoir oublié. Une forme de mea culpa pour Sony qui, après avoir écorné son Spider-Verse avec quelques naufrages (Venom, Morbius, Madame Web…), choisit ici de revenir aux fondamentaux.

Spider-Man doit faire face à des étranges altérations de sa mutation.

Spider-Man doit faire face à d'étranges altérations de sa mutation.

© Sony Pictures / Marvel Studios

Cette volonté se ressent dès les premières minutes avec un Spidey bondissant qui prête main-forte à la police contre des criminels en tout genre. Les séquences de voltige retrouvent une fluidité, un élan et une lisibilité qui rappellent combien le personnage gagne à être filmé comme un corps en mouvement au milieu de la ville, et non comme une doublure numérique affrontant des créatures de l’espace.

Malheureusement, l'œuvre demeure incapable de couper totalement le cordon avec les mauvaises habitudes de la franchise. Doublures numériques inégales, surabondance de personnages issus de productions antérieures et connexions insistantes avec le grand récit Marvel : dès qu’il tente d’exister par lui-même, le film est rattrapé par les exigences de son univers étendu.

Brand New Day trouve malgré tout sa singularité dans le passage à l’âge adulte de Peter Parker. Après trois films ancrés dans l'adolescence, cette nouvelle étape adopte un ton plus sombre et ramène le héros vers une échelle plus intime : celle du justicier du quotidien, confronté à des blessures moins spectaculaires, mais beaucoup plus profondes.

Spidey se retrouve face au Hulk.

Spidey se retrouve face à Hulk.

© Sony Pictures / Marvel Studios

Cette maturité réactive intelligemment ce que la trilogie de Sam Raimi avait compris du personnage : Spider-Man fonctionne d’abord comme une métaphore du changement. Ici, il ne s’agit plus de survivre à la puberté, mais d’accepter le passage du temps, l'évolution des relations et l'obligation de faire le deuil du passé.

Le problème est que cette belle idée finit par se diluer. Trop pressé de préparer les prochains chapitres, le récit abandonne progressivement son sujet au profit de jalons narratifs, de nouveaux personnages très attendus et de promesses d'avenir. Le film touche du doigt quelque chose de juste, mais détourne le regard avant d’avoir approfondi ce qu’il venait d'esquisser.

Après l’ombre écrasante de Tony Stark, la présence de Frank Castle en mentor bourru apporte une nouvelle figure paternelle. Jon Bernthal retrouve immédiatement ses marques dans la peau du Punisher, avec une dynamique plus ancrée dans le réel qui accompagne la maturité de Peter sans le réduire au rang de simple sidekick.

Zendaya est de retour en MJ.

Zendaya est de retour en MJ.

© Sony Pictures / Marvel Studios

Le retour de Hulk procure quant à lui un plaisir certain, tant Mark Ruffalo demeure attachant dans le rôle. Son intégration paraît toutefois davantage dictée par le besoin de ponctuer d'action un récit dominé par une menace moins impressionnante et plus psychologique qu'à l'accoutumée. L’équilibre reste fragile entre les ambitions intimistes du film et son obligation de faire le spectacle.

Loin de se limiter à un rôle de love interest de seconde zone, Zendaya prouve une fois encore qu'elle incarne la meilleure version de MJ au cinéma. Jamais réduite au statut de demoiselle en détresse, elle conserve une véritable présence et une évolution intéressante. Son alchimie évidente avec Tom Holland apporte aux scènes les plus sensibles une chaleur qui échappe aux automatismes des blockbusters actuels.

Malgré ses concessions, Brand New Day offre de vrais moments d’émotion et des scènes d’action enthousiasmantes, loin des parkings souterrains et autres pistes d’aéroport. Dommage qu’un héros aussi emblématique serve encore de passeur de témoin pour de futures productions. Spider-Man méritait une aventure pleinement indépendante, mais il retrouve ici une part de son humanité.

  • Spider-Man: Brand New Day sort au cinéma le 29 juillet 2026.

  • Regardez la bande-annonce du film :

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Spider-Man : Brand New Day : Notre avis complet

Note de la rédaction

 3,5 sur 5

Comment fonctionne la notation ?

Sans révolutionner la formule, Spider-Man: Brand New Day replacePeter Parker au centre d’un spectacle plus incarné, plus sensible et mieux maîtrisé que ses précédentes aventures. Le film demeure freiné par les principaux travers du MCU et son obsession de préparer la suite, mais sa tonalité plus adulte, ses élans mélancoliques et son énergie retrouvée en font un retour divertissant, à défaut d’être mémorable.

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