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Par LENA
Le 11 juin 2026 à 07h15
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VU D’AILLEURS - A l’approche de la Coupe du monde, le temps de l’innocence du football de rue rebelle est révolu. La révolution a dévoré son propre enfant et l’a livré aux forces de la commercialisation.
Passer la publicitéPar Radosław Leniarski (Gazeta Wyborcza)
Dans deux semaines, la Coupe du monde débutera aux États-Unis et, ici, à Los Angeles, cela signifiera la rencontre avec un phénomène auquel la FIFA, entièrement commercialisée, et son football mondial ultra-riche ne se sont jamais vraiment trouvés confrontés : le street soccer, un phénomène urbain rebelle, anti-élitiste, social et un peu sauvage. Ici, tout se fait spontanément. Les équipes se forment comme autrefois dans les cours d’immeubles polonaises et les matchs se jouent gratuitement. Mieux encore, n’importe qui peut y participer.
Les joueurs portent des contrefaçons, le short descendu bien trop bas, et tirent leur fierté d’un petit pont réussi, d’un crochet fulgurant ou d’un coup du sombrero parfaitement exécuté. Ils se moquent éperdument du football des grandes fédérations et des grands groupes. C’est un football contestataire, alternatif, anti-Trump : le football des parkings. Un véritable socialisme footballistique.
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