Politique. Après la mort de Lyhanna, plusieurs dirigeants demandent le départ du garde des Sceaux. Mais la question de la responsabilité politique renvoie à la culture française et à une certaine pratique du pouvoir.
Publié le 12/06/2026 à 07:30

Gérald Darmanin se défend aujourd’hui de toute faute personnelle. Pas plus qu’il ne s’attribue un rôle dans de possibles dysfonctionnements de la justice, préalables à la mort de Lyhanna.
Thomas Padilla/MAXPPP
Ce ne sont pas des jurés, ce sont des téléspectateurs. Devant 8 millions de personnes, le 5 juin sur TF1, Gérald Darmanin, selon l’expression qu’il utilisera ensuite en petit comité, s’excuse pour "des fautes qu’il n’a pas commises". Le ministre de la Justice est sur le fil du rasoir. Une question hante le pays depuis la mort de Lyhanna : quel est le responsable ? Lui veut prouver que quelqu’un dirige la Chancellerie, même s’il n’est pas le supérieur hiérarchique des procureurs généraux. Lui veut démontrer que ce drame n’est pas la conséquence d’un manque de moyens, auquel cas la politique menée par le gouvernement pourrait être mise en cause, mais d’une insuffisante application d’une circulaire prise en 2025.
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