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RÉCIT - Longtemps regardé de haut dans notre pays, le compositeur américain, un des plus joués au monde, entre enfin au répertoire de l’Opéra de Paris. Il est aussi au cœur de nombreux projets discographiques. À l’aube de ses 90 ans, son œuvre n’en finit pas de se régénérer.
Passer la publicité« Un tel projet n’aurait jamais été envisageable au début de ma carrière. Il y a dix ans, quand j’ai commencé à jouer sa musique, on m’a ri au nez ! Alors imaginez deux décennies plus tôt… » Cette musique, c’est celle du compositeur américain Philip Glass, dont Vanessa Wagner vient d’enregistrer l’intégrale des études pour piano. Un cycle monumental de près de deux heures trente, aussi autobiographique - Glass l’avait entamé au départ pour parfaire sa propre technique pianistique - qu’universel dans ses circonvolutions méditatives. « Monde de silence et d’introspection », comme elle aime à le définir. Mais qui, sous ses doigts, se charge d’un lyrisme insoupçonné.
Car l’interprète française, aussi connue pour son exploration du grand répertoire romantique que pour son travail sur la musique contemporaine, l’assure : « Derrière le cliché des musiques répétitives minimalistes, Glass appelle tout sauf une lecture métronomique. C’est une musique qui demande à être jouée avec…

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