Economie. David Amiel, le ministre des Comptes publics, ne peut rien dire sur le budget. Mais il a réponse à tout sur la hausse des taux auxquels la France emprunte...
Par Arnaud Bouillin
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Publié le 25/08/2026 à 10:42
![Sebastien Toubon / IP3; Paris, France le 18 aout 2026 - David Amiel, ministre de l Action et des Comptes publics, Amelie Verdier, directrice generale des finances publiques et le colonel Stephane Bajard, directeur general adjoint de l?ÄôANSSI, presentent a Bercy un etat des lieux de la reponse a la cyberattaque dont la DGFiP a fait l objet - David Amiel, Minister of Action and Public Accounts, Amelie Verdier, Director General of Public Finance and Colonel Stephane Bajard, Deputy Director General of ANSSI, presented in Bercy a state of play of the response to the cyberattack of which the DGFiP was the subject (MaxPPP TagID: maxnewsfrsix306951.jpg) [Photo via MaxPPP]](https://www.lexpress.fr/resizer/v2/5GGEV5T3YZEBDDVNECNVY6ZSME.jpg?auth=33814935195cc1f2f4f00c8372bf5eaeebee4f0fbc28c744c885f420f94877a4&width=1200&height=630&quality=85&smart=true)
"A chaque fois qu’un sondage vous est favorable, les taux d’intérêt augmentent", a lancé le ministre à un député RN dans le courant de l'été.
IP3 PRESS/MAXPPP
La France excelle dans un nouveau jeu : le cochon pendu. Cochon, comme ces pays méditerranéens que de beaux esprits qualifiaient de PIGS – Portugal, Italy, Greece and Spain – lorsqu’ils affrontaient la crise de leurs dettes souveraines (2010-2012). Désormais, "en zone Euro, la France est le pays qui emprunte aux coûts les plus élevés, avec des taux à 10 ans supérieurs à 4,13 %, devant l’Italie (4,08 %) et loin devant la Grèce (3,95 %), l’Espagne (3,71 %) et le Portugal (3,60 %)", pointe le bulletin d’Euronext daté du 21 août.
Pendu, comme ce nœud coulant qui étrangle chaque jour un peu plus les finances de l’Etat "dont la dette a une maturité moyenne de 8,5 ans et qui doit refinancer désormais à 4,13 % des emprunts souscrits entre 0 % et 1 % il y a 8 à 10 ans."
Sur RTL, David Amiel, le ministre des Comptes publics, a parlé d’un "coup de semonce" observé "dans le monde entier mais aussi malheureusement en France", appelant à un "compromis politique pour éviter le n’importe quoi budgétaire". Formules creuses, censées préserver les arbitrages prochains de Matignon sur le projet de loi de finances.
Mi-juillet pourtant, le même se montrait plus explicite, à défaut d’être convaincant. Questionné à l’Assemblée nationale par Matthias Renault, le député RN de la Somme, le ministre lui avait lancé : "Vous êtes le seul parti qui réussit à contribuer à la charge de la dette... sans gouverner. A chaque fois qu’un sondage vous est favorable, les taux d’intérêt augmentent." On peut s’alarmer - à raison - du coût du programme de Marine Le Pen, en matière de retraites notamment, sans verser dans le fantasme qu’on prétend dénoncer.

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