Disparition de Medhi Narjissi : la FFR convoquée devant la justice le 24 avril prochain

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Par Le Figaro avec AFP

Le 20 mars 2026 à 19h13

 Florian Grill répond au père de Medhi, Jalil Narjissi, dans un courrier de six pages

La Fédération française de rugby devra s’expliquer devant le tribunal d’Agen, le 24 avril prochain, dans le cadre de l’enquête sur la disparition en mer du jeune rugbyman Medhi Narjissi en 2024.

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La Fédération française de rugby (FFR) a été convoquée dans le cadre de l'information judiciaire sur la disparition en mer du jeune rugbyman Medhi Narjissi en 2024, a appris vendredi l'AFP de source proche de l'enquête. Le président de la FFR Florian Grill se rendra à la convocation, qui peut déboucher sur une mise en examen ou le statut de témoin assisté.

«Cette convocation est la suite logique de la procédure», a réagi auprès de l'AFP l'avocat de la fédération, Mathias Chichportich. «La FFR a toujours affirmé qu'elle se tenait à la disposition de la justice (...) Si rien ne l'y contraint, Florian Grill a fait le choix de représenter lui-même la FFR au cours de cette audition.» Il avait été entendu en octobre 2024 par la police d'Agen au début de l'enquête, ouverte en septembre pour disparition inquiétante et requalifiée depuis en homicide involontaire.

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Deux membres du staff mis en examen

Le jeune joueur du Stade Toulousain, alors âgé de 17 ans, a été emporté par les flots le 7 août 2024 lors d'un stage de l'équipe de France des moins de 18 ans en Afrique du Sud, à l'occasion d'une séance de récupération organisée sur une plage réputée dangereuse près du cap de Bonne-Espérance. Son corps n'a pas été retrouvé. Le préparateur physique du staff de l'équipe de France Robin Ladauge a été révoqué de la fonction publique en août 2025 et l'ancien manager Stéphane Cambos a été suspendu pour deux ans dont un ferme. Les deux hommes ont été mis en examen pour homicide involontaire par le tribunal d'Agen.

Une enquête administrative menée par l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGESR), a notamment évoqué une «préparation défaillante du séjour» de la FFR, et les «missions insuffisamment formalisées» des différents encadrants des U18. Pour la Fédération française, ces défauts de préparation, qu'elle ne nie pas et relie à l'héritage de la précédente gouvernance auquel elle est confrontée, sont à séparer du drame qui relève selon elle des responsabilités de l'encadrement.

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