Du best-seller au cinéma, l’adaptation littéraire entre jackpot et rêve ruineux

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Par , à Los Angeles

Publié le 22/08/2026 à 19h00, mis à jour le 23/08/2026 à 14h56

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Les films Twilight, en 2008, et Jurassic Park III, en 2001.

Les films Twilight, en 2008, et Jurassic Park III, en 2001. ZUMA Press Wire via Reuters Connect / Twilight Productions / ZUMA Press Wire via Reuters Connect / Universal Pictures

DÉCRYPTAGE - Mettre une option sur un best-seller littéraire ne garantit jamais sa sortie en salle. Sur la ligne de crête qui a mené Twilight ou Jurassic Park à des succès phénoménaux, beaucoup d’autres plongent dans « l’enfer du développement ».

Festival de Sundance, janvier 2007. Au cours d’un cocktail, le patron de Summit Entertainment raconte à la réalisatrice Catherine Hardwicke l’histoire de Bella, une adolescente amoureuse d’un vampire. « Je vois ses yeux pétiller comme l’excellent champagne que nous étions en train de déguster. Nous nous retrouvons à Hollywood afin que je lui remette le roman. Elle le dévore, revient avec des notes, commence déjà à cadrer des plans dans sa tête », confiait Patrick Wachsberger dans ses locaux à Santa Monica en 2012. Problème : il ne possède pas les droits de Twilight . MTV Films-Paramount les a déjà placés sous option et tente, sans succès, de tirer un film du best-seller de Stephenie Meyer. Le producteur sait cependant qu’une option expire. Donc il attend. Au printemps 2007, Paramount laisse filer les droits. Summit Entertainment bondit, obtient quinze mois d’exclusivité. Les négociations sont âpres, l’auteur discute jusqu’à la dentition de ses vampires… Le premier Twilight rapportera…

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