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A la Une de la presse, ce mercredi 29 juillet, le retour en force de la répression en Iran, où deux hommes ont été exécutés, hier, après avoir été condamnés pour leur participation aux manifestations anti-régime du début de l’année. La décision de la FIFA de créer une société regroupant ses activités commerciales et pouvant accueillir des investisseurs privés – un projet qui provoque un déluge de critiques. Et les premiers mots de Zinedine Zidane en tant nouveau sélectionneur des Bleus.
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A la Une de la presse, la pendaison, hier, en Iran, de deux hommes accusés d'avoir participé aux manifestations de janvier dernier contre le régime.
Abolfazl Sepahi et d'Amir-Hossein Safari ont été pendus hier matin sur «une place de la ville de Malekshahr», dans la province d'Ispahan, au centre du pays, selon l’agence de presse iranienne Mehr. Deux exécutions qui ont provoqué «la tristesse, la colère et la défiance» à travers tout le pays, d’après le site d’opposition Iran International, qui affirme qu’elles ont «renforcé, plutôt que brisé», la «détermination des opposants à la République islamique. The Guardian, le quotidien britannique, qui fait état d’une «forte augmentation des exécutions pour participation aux manifestations anti-régime et pour trafic de drogue», rapporte que «des centaines de détenus se sont cousus les lèvres» et qu’une grève de la faim «massive», suivie par au moins 1 500 condamnés à mort, a débuté il y a deux semaines dans la plus grande prison d’Iran, la prison de Ghezel Hesar, près de Téhéran, après que six d’entre eux, condamnés pour des infractions liées à la drogue ont été placés à l’isolement, avant leur possible exécution. Cette information a été communiquée par groupes iraniens de défense des droits humains, qui ont aussi diffusé des vidéos montrant des prisonniers brandissant des pancartes disant «Non aux exécutions» et demandant «Soyez notre voix». Le journal cite une source à Téhéran: «Dès que l’ombre de la guerre se dissipe, même légèrement, le régime devient plus brutal». L’ONG Amnesty International, citée par Iranwire, autre site d’opposition iranien, a dénoncé, hier, une «escalade dans le recours des autorités à la peine de mort pour étouffer la dissidence».
A la Une de la presse, également, la décision de la FIFA de créer une société regroupant ses activités commerciales et pouvant accueillir des investisseurs privés. L’instance du foot mondial, supposée être une association à but non lucratif, a confirmé, hier soir, les révélations du Times, qui donne un «carton rouge» au projet de la Fifa de «vendre la Coupe du monde». Le quotidien britannique avait révélé hier son projet de réunir tous les droits commerciaux et l’organisation des tournois au sein d’une future FIFA Forward Enterprise, la FFE. Un projet confié à la banque d’affaires américaine J.P. Morgan et à un fonds d’investissement créé par cet Joshua Kushner, le frère de Jared Kushner, lui-même gendre de Donald Trump, et qui prendrait la tête des investisseurs dans ladite FFE. Le problème, c’est que l’idée déplaît à pas mal de monde, selon The Financial Times, qui cite notamment l’UEFA. L’union des fédérations européennes a réagi en déclarant que cette décision «franchit une ligne que les institutions du football ne devraient jamais franchir». La presse britannique est au diapason. The Sun évoque la «fureur» provoquée par la décision de «bazarder» la Coupe du monde à des investisseurs, l’équivalent d’une «bombe nucléaire» footballistique. The Daily Telegraph dénonce une «vente à la sauvette» et demande à ce que le foot soit «sauvé» du « mégalo » patron de la Fifa, Gianni Infantino.
Voilà pour le foot côté obscur. Côté lumière, l’annonce, hier, de la nomination de Zinedine Zidane à la tête l’équipe de France. Lors de la conférence de presse donnée en grande pompe pour l’occasion, le taiseux nouveau sélectionneur des Bleus n’a pas caché sa joie. Une entrée en matière «parfaitement réussie», pour Le Parisien/Aujourd’hui en France, qui observe que «Zizou Christ», comme l’a surnommé l’humoriste Jamel Debbouze, reste pour le moment «intouchable» - mais que «ce ne sera peut-être pas éternel». Libération évoque «l’aura exceptionnelle» du champion du monde de 1998, tout en exprimant sa crainte «qu’il pourrait échouer». Le journal, qui s’interroge sur cette appréhension, se dit qu’elle repose «peut-être sur l’idée que Zidane a trop attendu et (qu’il) arrive à son poste comme un fruit trop mûr sur un étal du Bon Marché» - appréhension que Libé choisit délibérément d’écarter. Pourquoi bouder son plaisir? Zizou, «une passion française»: L’Equipe relève qu’il n’a pas «esquivé» les sujets qui fâchent, pas même celui, «épineux», du journaliste français emprisonné en Algérie, Christophe Gleizes, dont il a dit espérer qu’il «rentre chez lui pour voir sa famille».
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