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REPORTAGE - Les maires des villes et villages touchés par les feux sont au cœur de l’organisation d’urgence, heure après heure, tout en devant penser l’après.
À Mérignac, un homme est seul au milieu du parking du stade de rugby, chemise blanche rentrée dans le pantalon, manches retroussées. Thierry Trijoulet, 67 ans, maire (PS) de la plus peuplée des communes de la banlieue bordelaise, attend fébrilement l’arrivée de la colonne EST 6. Elle est partie la veille au soir de plusieurs départements des régions Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté pour prêter main-forte aux soldats du feu mobilisés en Gironde. Y aura-t-il suffisamment de place pour accueillir les 70 pompiers et 20 véhicules ? La cohorte pénètre sur le parking. « Ça va rentrer ! », assure le lieutenant-colonel Julien Andre, chef de la colonne, en descendant de son camion. « Vous avez bien vos lits ? », s’enquiert le maire. « Oui, on a les lits picot (lits de camp, NDLR), répond le pompier. Un grand merci pour l’accueil ! »
Répartis entre les vestiaires du stade et un foyer attenant, les pompiers venus en appui trouveront ici le gîte et le couvert, entre…

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