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Par Eloi Passot
Publié le 20/08/2026 à 17h25, mis à jour le 23/08/2026 à 21h51
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ENTRETIEN EXCLUSIF - Dans une note pour l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID), l’ex-patron de la PAF dénonce le dévoiement du principe de non-refoulement, qui empêche Frontex de contrôler efficacement les frontières européennes.
Passer la publicitéFernand Gontier a été directeur de la Police aux frontières (PAF) entre 2017 et 2022. Il est l’auteur de La face cachée de l’immigration (2024, éditions Baudelaire), qui dresse un état des lieux de l’immigration, notamment irrégulière, et formule plusieurs propositions.
Basée à Varsovie, Frontex assiste les États membres de l’Union européenne (UE) et de l’espace Schengen dans le contrôle des frontières et la participation à la politique de retour. Elle assure des missions de surveillance et de contrôle des frontières extérieures (terrestres, maritimes, aériennes). Fernand Gontier lui consacre une note pour l’observatoire de l’immigration et de la démographie.
LE FIGARO.- Fin juillet, la crise de Ceuta a ouvert une énième crise migratoire sur le Vieux continent. Pour la résorber, Madrid a refusé de faire appel à Frontex, l’agence européenne aux frontières . Pourquoi ?
Fernand GONTIER.- Confrontés à une crise, la plupart des grands pays européens, à commencer par la France, rechignent…

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