Finales NBA : Brunson et Anunoby pour une remontada légendaire, les erreurs de Wembanyama, Fox et des Spurs... Les tops et flops du Game 4

il y a 1 day 4

DÉCRYPTAGE - Les bons et les mauvais points après la victoire historique de New York sur San Antonio la nuit dernière, au Madison Square Garden, lors de la quatrième manche des Finales NBA. Les Knicks à un match du sacre.

TOPS

Brunson assume son rang

Comme souvent dans cette série, Jalen Brunson a commencé la partie en arrosant à loisir. Et le meneur de New York a stoppé l’hémorragie, montant en régime au fil des minutes, en température et surtout en rythme. Assez pour être bouillant quand ça compte le plus, le money-time. Une habitude pour lui. C’est Brunson qui a mis les Knicks devant à 1’22 de la fin, alors que Josh Hart avait vendangé une première occasion, sur un lay-up. Bien sûr, New York lui en aurait voulu d’avoir manqué l’avant-dernier tir si San Antonio l’avait emporté. Mais OG Anunoby est passé par-là (voir par ailleurs). Une chose est sûre : Jalen Brunson, auteur de 36 points, a assumé son rang et été décisif dans la victoire renversante, historique même, de «ses» Knicks (107-106). 12/25 aux tirs, 5 rebonds, 7 passes décisives, 3 interceptions et un +/- à +11 pour l’ancien joueur des Mavericks de Dallas, en 44 minutes. Géant.

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Anunoby à la folie

Avec les problèmes de faute de «KAT» (voir par ailleurs), et la maladresse de Brunson dans un premier temps, Mike Brown a été bien content de trouver une solution en la personne d’OG Anunoby, qui a inscrit 33 points à 10/15 aux tirs, dont 7/9 à longue distance. Gros impact. Le tout sans parler de cette claquette folle à 1’’2 du buzzer final. Le panier de la victoire. Pour l’histoire. Juste avant cela, il avait aussi contré l’imprudent De’Aaron Fox (voir par ailleurs), lors d’une action qui a rendu le succès possible. Belle entrée de José Alvarado (8 pts, +11) et le poids de Hart (6 pts, 8 rbs, 6 pds, +11).

«KAT» tellement précieux

Sanctionné d’une deuxième faute particulièrement sévère très tôt dans le match, après 1’02 d’action, Karl-Anthony Towns a souvent squatté le banc lors de la première période en forme de cauchemar de son équipe. Mais il y a les Knicks avec «KAT», et les Knicks sans lui. Il s’est montré particulièrement décisif lors de la folle remontée du club de New York après le repos, terminant avec le meilleur +/- du match (+17). Au final, l’ancien de Minnesota a compilé 13 points et 10 rebonds dans cette partie aux deux visages.

FLOPS

Wembanyama coule comme les autres

En première période, on a vu du grand Victor Wembanyama. Il y a les chiffres, et tout le reste, la façon dont il est entré dans la tête des Knicks. Il y a les aspects défensifs et la dissuasion qu’il provoque, la façon dont il impose à l’équipe adverse de changer son jeu. Et il y a aussi le fait que les locaux ont perdu leurs esprits, à l’image de Mitchell Robinson, possédé par la provocation du Français après un panier et qui prenait une technique pour un geste d’humeur dans la continuité de l’action. On a critiqué «Wemby» après les deux premiers matchs de la série. À juste titre. Mais quand c’est bien, il faut le dire aussi. Et le vice-champion olympique a été grand. Avant de couler, même s’il a terminé avec 24 points, 13 rebonds et 3 contres.

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Comme le reste de son équipe, Wembanyama a pris froid, ne rentrant plus rien (9/25). Surtout, il a manqué deux lancers avec 1’47 à jouer, alors que les Spurs menaient encore 104-103. C’était juste avant le panier de Brunson qui a donné aux Knicks leur premier avantage de la partie… Si près, si loin. À noter que les deux lancers de Stephon Castle, à 30 secondes du buzzer, mériteraient un top. Sang-froid exceptionnel pour ce gamin de 21 ans qui continue de surprendre par sa maturité match après match. À noter que notre Victor national a écopé d’une troisième «flagrant 1». À la prochaine, il sera suspendu. Ça aurait déjà dû être le cas si la NBA lui avait attribué, ce qui aurait été très logique, une «flagrant 1» sur le coup ou a posteriori après sa poussette très énergique sur Brunson à l’occasion de la deuxième manche.

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Fox s’est trompé

Au-delà de son pourcentage (18 pts, 6/16) et de ses quatre pertes de balle, De’Aaron Fox s’est fourvoyé dans le «money-time». Après un raté de Brunson à 16’’1 à jouer, l’ancien meneur de Sacramento a pris le rebond et a filé vers la moitié de terrain adverse. À ce moment-là, San Antonio avait repris les rênes (105-106). Il n’avait plus qu’une chose à faire : grignoter quelques secondes et attendre la faute qui n’aurait pas manqué d’arriver. Mais non. Tentant le quitte ou double, Fox montait au panier pour inscrire les deux points de la victoire. Raté. Anunoby l’attendait pour le contre. Quelle erreur pour un joueur de 27 ans qui a justement été recruté pour apporter son expérience dans les moments chauds, pour montrer la voie aux jeunes...

Les Spurs en dessous de tout après avoir touché au sublime

Très honnêtement, il faut saluer la performance XXL des Knicks, leur cœur, leur talent, tout. Mais comme l’a dit Charles Barkley sur ESPN  à la fin de la rencontre, «quand vous êtes menés de 29 points, l’autre équipe doit vous aider. Les Spurs ont aidé les Knicks à l’emporter en faisant des choses parmi les plus stupides que j’ai vues sur un parquet». Sévère mais juste. On a parlé de certaines erreurs, mais il y a tout le reste. «Je pense que ça a commencé avant (le quatrième quart). Je n’ai pas vraiment d’explication, je ne sais pas… C’est une question d’exécution, d’appétit… On n’était clairement pas l’équipe qui avait le plus faim en deuxième période», analyse Wembanyama. Et d’ajouter : «On a laissé filer notre avance. Ça fait mal». Extrêmement mal…

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