Franck Dubosc au « Papotin » : « Je suis obnubilé par mes cheveux que je déteste »

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Très à l’aise, ravi d’être là mais visiblement très ému, Franck Dubosc est l’invité d’honneur du nouveau numéro des « Rencontres du Papotin », le magazine de France 2, diffusé ce samedi à 20h30 et tourné exceptionnellement pendant le dernier Festival de l’Alpe d’Huez en janvier. Avant la cérémonie des César qui a sacré pour la première fois l’humoriste et réalisateur pour « Un ours dans le Jura ». Peu de cinéma au menu, mais beaucoup de souvenirs d’enfance qui ont plus d’une fois poussé Franck Dubosc à verser une petite larme.

Dès le début, avant même de se présenter, il a déclaré aux journalistes non-professionnels, porteurs d’un trouble du spectre autistique, qu’il était un fan de l’émission qu’il suivait depuis le début. C’est Thomas qui a ouvert le bal des questions incisives, ne laissant aucun répit à l’acteur : « Vous rasez très court la barbichette… Deux ou trois lames ? » Franck Dubosc a répondu avec humour : « Quatre ou cinq lames ! » S’ensuivent des interrogations sur son lieu de résidence (« J’habite à Neuilly-sur-Seine ») et son statut de propriétaire : il l’est.

Le journaliste a essayé de le piéger en l’interrogeant sur sa femme : date d’anniversaire, lieu de naissance. Un sans-faute. Ada a voulu en savoir plus ensuite sur son fils Milan. « Oui, parfois il est chiant. C’est normal. C’est un enfant… Moi aussi, parfois, je suis chiant. Donc euh, il est comme son papa. »

Un sketch sur son lit de mort ?

Victoria touche un point sensible en lui demandant si l’acteur aimait ses cheveux. La question l’a bousculé. « C’est un peu délicat, car je suis obnubilé par mes cheveux que je déteste. » Quand Gaspard lui demande à quel âge il va prendre sa retraite, Franck Dubosc lui répond clairement qu’il n’entend pas s’arrêter. « Ce qui me fait vivre, c’est de travailler. Je me demande même sur mon lit de mort si je ne ferai pas un dernier sketch. »

Avec Rudy, la conversation devient plus intime quand il lui demande s’il avait « honte de ne pas avoir été riche ». Il confie avoir ressenti de la gêne face aux différences sociales. « Quand j’étais jeune, j’habitais dans un HLM, je voyais que les gens allaient au ski… Je n’ai pas eu honte, mais j’étais gêné que mes parents n’aient pas d’argent, mais aujourd’hui, je regrette cette gêne, car en fait, j’ai eu tout ce que je voulais quand j’étais jeune. Mes envies étaient en fonction de ce que pouvaient m’offrir mes parents. »

Interrogé sur son rapport à l’écriture, l’acteur leur raconte que quand il était petit, sa mère a été hospitalisée longtemps. « Je n’avais pas le droit d’aller la voir parce que j’étais trop petit. Alors, je lui écrivais des poèmes. » Il les a retrouvés après sa disparition, dans ses dossiers. « Ma mère m’inspirait. »

Quelques chansons, d’Aznavour à Delpech

Beaucoup d’émotion aussi quand Raphaël demande à Franck Dubosc si son père était fier de lui. « Il ne le montrait pas, mais dès qu’on parle de mon père, ça m’émeut un peu. » Il a raconté une anecdote émouvante où il a découvert la fierté de son père par l’intermédiaire d’une tierce personne, et la lettre que son père lui a laissée avant de décéder, exprimant sa fierté. Un moment de grande intensité qui a ému l’assemblée.

Une rencontre riche en émotions, mais aussi en chansons, car Franck Dubosc est un grand fan de variété française. Première surprise musicale avec Caroline Anglade, sa « fille de cinéma », qui a interprété avec Claire « Besoin de rien, envie de toi » de Peter et Sloane, accompagnée de Christophe à la guitare. Franck est aux anges : « T’as une super voix ! » « C’est le plus beau cadeau hivernal », lui répond la jeune femme.

« Les Papotins » lui offrent aussi une interprétation de « Hier encore » de Charles Aznavour avec Gaspard au chant. « Quel beau choix de chanson, ça me file les larmes », sourit l’invité. Sur un terrain plus léger, après lui avoir demandé : « C’est quoi draguer ? C’est quoi larguer ? », Lucile a repris « Pour un flirt avec toi, je ferais n’importe quoi… » de Michel Delpech. « Les chansons de mon adolescence ! » lui a glissé Franck.

« Vous m’avez appris à me connaître, enfin à me connaître un peu mieux… Je vous trouve formidable. Vraiment », a lancé Franck Dubosc aux Papotins à la fin de l’émission.

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