INTERVIEW. Les 11, 12 et 13 juin, Canal+ propose une compétition inédite en France : la Coupe des Capitaines. Opposant les meilleurs golfeurs de l'Est à ceux de l'Ouest de l'Hexagone, ces trois jours promettent un niveau extraordinaire. Grégory Havret, capitaine de l'Ouest, nous dévoile les contours de ce nouveau tournoi.
Canal+ va ravir les fans de golf mais aussi les amateurs ces 11, 12 et 13 juin en diffusant la première édition de la Coupe des Capitaines. Ce tournoi, qui se déroulera dans le Sud-Ouest de la France, est une version française de la Ryder Cup. Compétition phare du golf, elle oppose chaque année les meilleurs joueurs américains aux Européens. Pour cette version bleu-blanc-rouge, ce sont les athlètes de l'Ouest qui défieront ceux de l'Est.
Le capitaine de l'équipe de l'Ouest est Grégory Havret. Trois fois champion de France et une fois champion d'Europe avant de passer sur le circuit professionnel, il a connu une carrière dans l'élite longue de 25 ans durant laquelle il a disputé plus de 500 tournois et remporté trois d'entre eux. Il décrit à Télé-Loisirs ce à quoi nous devons nous attendre durant ces trois jours de compétition.
Coupe des Capitaines 2026 : le golfeur Grégory Havret nous explique pourquoi il ne faut pas rater cette compétition diffusée sur Canal+
Télé-Loisirs : Quel est le moment le plus marquant de votre carrière ?
Grégory Havret : Mes titres forcément, mais il y a aussi ma seconde place lors de l'US Open. Lors de cette compétition, j'avais joué contre Tiger Woods et je l'avais battu.
Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est la Coupe des Capitaines ?
C'est inspiré de la Ryder Cup. C'est probablement l'événement golfique le plus médiatisé. Ça fait une centaine d'années que cette rencontre existe, qui oppose en fait les États-Unis à l'Europe. Nous surfons donc sur cette grande popularité et ce format différent, beaucoup moins individualiste.
Les créateurs de la Coupe des Capitaines se sont calqués sur ce format pour développer une version française. Et donc, avec ce format, on arrive à avoir vraiment les deux zones géographiques très bien représentées puisque les meilleurs Français vont participer. Et ce n'est pas si simple de réunir les meilleurs Français sur le même lieu.
Quel est le niveau du golf français ?
Il est bon. Beaucoup font partie de la première division européenne. Mais il nous manque cet exploit, un peu comme Yannick Noah au tennis dans les années 80. Pour nous, ça remonte à il y a bien plus longtemps.
Vous êtes une petite famille. L'esprit sera léger ou la compétition fera rage ?
Je pense que ce sera un vrai 50-50. On s'entend tous bien. Il y aura un écart d'âge qui est inexistant dans les autres sports. En golf, on arrive à être compétitifs encore à 50 ans : il y a des joueurs qui gagnent des tournois majeurs à ces âges-là.
On s'entend tous vraiment très bien donc il y a ce côté convivial, mais il y a aussi le côté sportif. Et très sincèrement, quand je vois tous les échanges que j'ai, que ce soit avec les autres, c'est avant tout la gagne. Il y a vraiment ce sentiment d'aller chercher une première étoile sur un tournoi qui peut devenir quelque chose de vraiment ancré à l'avenir.
Grégory Havret : "Dans l'esprit des gens, le golf est souvent affilié à une certaine aisance financière"
D'après vous, pourquoi le golf est moins médiatisé que d'autres disciplines ?
Le golf est un sport déjà très anglo-saxon. Aux États-Unis, c'est un des sports majeurs, il est aussi suivi que le basket ou le baseball. C'est un peu derrière le football américain, mais c'est très populaire. En Europe, c'est différent. Il faut démocratiser notre sport.
Dans l'esprit des gens, le golf est souvent affilié à une certaine aisance financière, ce qui a été vrai pendant assez longtemps. Il faut que les gens passent le cap d'aller se renseigner et ils verront que dans plein de golfs, c'est moins cher que prévu.
Quelles sont les valeurs de ce sport ?
Beaucoup de respect. Il y a beaucoup de règles qui ne sont pas complètement figées. Mais traditionnellement, quand quelqu'un joue, on ne bouge pas, on ne parle pas. Il y a la patience aussi, la communion avec la nature puisque pendant 4 ou 5 heures, on est dans un cadre assez sympa, assez exceptionnel.
Et les qualités requises ?
La patience, la résilience, le travail... C'est une école de la vie. Vous pouvez avoir une journée extraordinaire, taper des coups que vous n'auriez pas osé imaginer quelques heures plus tôt et puis vous pensez que tout est arrivé, que vous avez tout compris. Et puis le lendemain, c'est l'opposé. Ce sont des qualités qui sont nécessaires dans ce sport.

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