L’établissement dirigé par Michaël Arnoult a rejoint ce lundi après-midi, à l’occasion de l’annonce du palmarès, le gotha des chefs français et monégasques.
Les étoiles de la gastronomie sous les ors de Monaco. Ce lundi après-midi, c’est au sein du Grimaldi Forum, écrin habitué des prestigieuses cérémonies, qu’a été dévoilé le nouveau palmarès du guide Michelin, célébrant les meilleures tables de France et de la principauté.
Des centaines de chefs se sont pressés sur la Côte d’Azur pour assister à ce moment tant attendu dans le monde de la gastronomie. Dès dimanche soir, les plus grands d’entre eux ont partagé un dîner, orchestré par Alain Ducasse au Louis XV (trois étoiles), en présence du prince Albert II. À table, on imagine que la question fatidique n’a pas cessé d’être posée : qui décrochera trois étoiles, la récompense suprême, promesse de renommée internationale ?
La réponse est tombée sur les coups de 18h45. Pour ce millésime 2026, le livre rouge a ajouté une seule nouvelle adresse au Panthéon des établissements français. Il s’agit du restaurant Les Morainières, dirigé par le chef Michaël Arnoult.
Un restaurant « perché à flanc de coteaux »
Basé à Jongieux (Savoie), c’est un établissement gastronomique « perché à flanc de coteaux », au milieu d’un « territoire viticole », a souligné Gwendal Poullennec, le directeur international du Michelin, rappelant qu’une troisième étoile, « on ne l’attribue pas à la légère ».
VidéoQuel pays a la meilleure gastronomie du monde ?
Le site Internet des Morainières vante « une expérience unique guidée par le rythme des saisons et par ce que les producteurs ont à offrir de meilleur en temps réel », avec « une cuisine ancrée dans son terroir, sublimée par son jardin intérieur ».
Un large sourire sur le visage, Michaël Arnoult est monté sur l’estrade avec sa compagne, Ingrid. Il a salué la « richesse humaine » des équipes qui font vivre cette adresse ouverte à l’été 2005, animées par une « vraie volonté de faire rayonner ce territoire méconnu mais qui nous est si cher ».
Que peut-on souhaiter au chef et à son staff pour l’avenir ? « Continuer à aller de l’avant, se faire du bien, que nos équipes se fassent du bien, qu’on s’épanouisse, tout simplement, qu’on rende heureux nos clients. On n’a rien besoin de plus en fait », résume le nouveau lauréat.
Les rétrogradations, elles, ont été annoncées la semaine passée. Un seul restaurant a été déclassé de trois à deux étoiles : L’Ambroisie. Cet établissement était le plus ancien triple étoilé de Paris. Il est installé place des Vosges, dans le IVe arrondissement, et met à l’honneur la gastronomie française. Le nombre de restaurants ornés de trois macarons reste donc le même qu’en 2025 : 31.




