Guillaume Tabard : «Le “qui je suis, ce que je veux” d’Édouard Philippe

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Édouard Philippe, le 3 juin 2026.

Édouard Philippe, le 3 juin 2026. OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP

CONTRE-POINT - Le candidat Horizons encore celui qui dispose de l’avance censée lui permettre de se qualifier au second tour face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Mais sous l’effet de la progression de Mélenchon et d’Attal, cette avance fond.

Après Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon, puis Raphaël Glucksmann samedi et Bruno Retailleau le samedi suivant, Édouard Philippe sera le dernier des grands prétendants déclarés à l’Élysée à tenir son meeting de lancement. À deux jours de la décision de justice qui, en décidant de l’identité du représentant du RN, donnera le véritable coup d’envoi de la campagne présidentielle. Faut-il voir dans cet ordre de montée sur scène la marque d’une forme de prééminence ?

De tous ceux-là, Philippe est certes le premier à s’être déclaré. Dans les sondages, il est encore celui qui dispose de l’avance censée lui permettre de se qualifier au second tour face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Mais sous l’effet de la progression de Mélenchon et d’Attal, cette avance fond. Plus rien n’est acquis et le maire du Havre sait qu’il joue gros sur ce meeting du 5 juillet. Un rendez-vous « important », admet-il, mais ce n’est pas son style de jouer son va-tout sur un seul événement. Il n’est pas élu…

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