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Plusieurs anciens employés de Maison Grise décrivent une ambiance sexiste de travail, marquée par des allusions sexuelles et des insultes répétées, dans l’enceinte de ce collectif historique de la plate-forme en France. Ce que la direction actuelle récuse.
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À 19 ans, Alaïa a touché son « rêve du bout des doigts ». Elle arrive « à la capitale » en 2020 et rejoint Maison Grise, un collectif de vidéastes fondé par Pierre Croce (3,8 millions d’abonnés sur YouTube). Ses yeux « sont remplis d’étoiles ». Cinq ans plus tard, son point de vue a changé radicalement. C’est ce que raconte la jeune fille dans une vidéo le 1er octobre 2025, pour expliquer à ses 150 000 abonnés son départ brutal. Elle y dit avoir été « victime » de cette entreprise, avoir « vécu du harcèlement au travail », au point d’en devenir « malade ». Son corps « est à bout », sa créativité « au point mort ».
Rares sont les vidéastes à évoquer les violences dans le milieu de YouTube. Sa parole est d’autant plus forte que Maison Grise est un collectif historique de la plate-forme en France, où sont passés au moins un temps Benjamin Verrecchia (1,8 million d’abonnés), Lucas Studio (1 million), Camille LV (715 000), Swann Périssé (610 000) ou Fred Van Long (340 000). C’est un véritable incubateur de youtubeurs installé dans un local à l’origine vétuste que Pierre Croce avait dévoilé en vidéo fin 2018. « Appelez ça la Maison Grise », avait-il ironisé.




