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Le président du PSG a conquis le respect du football européen en remportant la Ligue des champions en 2025 et en s’opposant au projet de Super Ligue en 2021. Devenu président de l’EFC, il est passé de paria à personnage incontournable.

En écoutant le discours élogieux d’Herbert Hainer, quelques heures avant la demi-finale retour à Munich le 6 mai, Nasser Al-Khelaïfi a sans doute mesuré à quel point les temps avaient changé. Entendre le président du Bayern louer son « courage exceptionnel », « son sens du dialogue » et « sa loyauté » est symbolique quand on sait avec quel mépris, jalousie et défiance le Qatari avait été accueilli par la grande famille du football européen dans les années 2010.
Nasser représentait alors tout ce que les présidents des clubs historiques combattaient : l’argent facile, l’opportunisme, un État actionnaire qui dépense sans compter et dérègle le marché des transferts. Pendant des années, il a essuyé les critiques et vu fleurir des banderoles insultantes à son effigie.




