Investisseurs privés à la Fifa : la FFF exprime ses «vives inquiétudes» et dénonce un «manque de transparence»

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Par L. M.

Le 29 juillet 2026 à 21h18

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Philippe Diallo persiste et signe concernant son «inquiétude» au sujet du projet de privatisation de la Fifa.

Philippe Diallo persiste et signe concernant son «inquiétude» au sujet du projet de privatisation de la Fifa. Abdul Saboor / REUTERS

La Fédération française de football, par l’intermédiaire de son président Philippe Diallo, a réitéré ses «interrogations et vives inquiétudes» quant au plan de privatisation du Mondial de Gianni Infantino.

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Philippe Diallo continue d’occuper le terrain. Au lendemain de la conférence de presse d’intronisation de Zinédine Zidane, le président de la Fédération française est sorti du bois pour manifester ses «interrogations et vives inquiétudes» sur le projet de la Fifa porté par Gianni Infantino, désireux de créer une société commerciale et d’en ouvrir des parts aux investisseurs extérieurs. 

«Nous avons découvert à travers un communiqué de presse un projet très important sur lequel nous n’avons aucun détail», s’était étonné le président de la «3F» sur France Inter ce mercredi matin. Après avoir fuité dans le Times, le projet mercantile du dirigeant italo-suisse avait été confirmé dans la foulée par la Fifa, sans qu’aucune Fédération n’ait été consultée. Depuis, d’autres révélations font état du coup de pression du patron de la Fifa pour voter en faveur du projet.

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Sur X, Philippe Diallo a tempéré l’annonce : «Un tel projet, aussi structurant et déterminant pour l’avenir du football, appelle un processus d’information, de concertation et de décision approfondi totalement transparent, associant les fédérations membres et les autres parties prenantes ; conditions qui ne sont pas aujourd’hui réunies pour se prononcer.» 

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Volonté de transparence

Sans se positionner clairement, le patron de la FFF demande avant toute chose une forme de dialogue, de concertation. «Guidée par les valeurs fondamentales du football, la FFF souhaite prendre toute sa part aux échanges à venir et formulera, avec conviction, ses observations et propositions, après avoir pris connaissance de l’ensemble des éléments et modalités d’un tel projet», conclut Diallo sur le réseau social.

Alors que les nations européennes se sont entretenues en urgence ce mercredi, et que la volée de bois vert en direction d’Infantino s’intensifie, le président de la FFF se montre plus mesuré. Et demande d’attendre avant de se prononcer en faveur ou non d’Infantino, en vue d’une éventuelle réélection en mars prochain : «Il ne peut pas y avoir de nouvelle élection sans plus de clarification, de démocratie et de transparence»,réclame ainsi Diallo dans L’Equipe.

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