Son casque puis le champagne l’ont probablement aidé à masquer quelques larmes. Tout en retenue, Lewis Hamilton a affiché une magnifique émotion entre l’instant où il a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur et la cérémonie protocolaire. Ce dimanche, le pilote anglais a décroché sa première victoire au volant d’une Ferrari. Un an et demi après son arrivée au sein de l’écurie italienne, le quadragénaire (41 ans) a réalisé « un rêve qui semblait presque impossible » au bout de ce Grand Prix de Catalogne.
Le septuple champion du monde de Formule 1 a d’abord profité de son tour d’honneur pour remercier son équipe, sa famille et ses fans. D’abord en italien avant de passer à l’anglais. « Merci à mes supporters de me rappeler qui je suis. Je n’y serais pas parvenu sans vous. Grazie », a lancé Hamilton depuis son siège.
« J’ai les fans les plus incroyables »
Une fois sorti de sa monoplace, il s’est isolé quelques instants. Accroupi dans un coin, il a libéré ses émotions sous son casque, possiblement pour davantage les canaliser par la suite. Sont venues alors les images de célébrations avec les employés de Ferrari, les hymnes - il a paru presque plus ému lorsque celui de l’Italie a retenti -, le champagne et les félicitations de l’ensemble du paddock.
« Je veux commencer en disant un énorme merci à mon équipe, Ferrari. Tous les membres de l’usine, Fred (Vasseur, le patron de la Scuderia), qui a cru en moi, a-t-il prononcé sur le podium. J’ai connu des moments difficiles l’année dernière, mais j’ai gardé espoir. On a effectué tellement de changements. J’ai les fans les plus incroyables, je ne peux pas demander plus. Cette victoire a quelque chose de plus, j’ai vu Ferrari glaner tant de succès… Je serai éternellement reconnaissant. »
Après 595 jours sans victoire, Hamilton a renoué avec le succès. Il s’agit du 106e succès de sa carrière. Déjà détenteur du record de nombre de premières places, il en recense désormais 35 d’avance sur son dauphin Max Verstappen. « J’ai été capable de me reconstruire pendant l’hiver, je me suis entraîné, j’ai rebâti mon état d’esprit, ma concentration, l’équipe autour de moi, a-t-il décrit au micro de Canal +. Ça m’a rappelé qu’il ne fallait jamais abandonner, même si vous tombez 100 fois, il faut repartir. Gagner chez Ferrari, c’est spécial. Non, le bon mot, c’est Belissimo »




