« J’aime, en secret, tripoter mon fils » : le douteux second degré d’un spectacle qui a choqué

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Spectacle de drag queen.

Spectacle de drag queen. Joseph Campbell / REUTERS

Ces paroles, chantées par des drag-queens près de la basilique de Saint-Quentin, dans l’Aine, ont suscité une vive émotion. Un député a saisi le procureur de la République.

Alors que toute la France est sous le choc de l’affaire Lyhanna et des 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs encore en souffrance, ce sont des paroles qui peuvent pour le moins choquer : « J’aime en secret tripoter mon fils », fredonnait, ce samedi 6 juin, une drag-queen corsetée de latex, en se trémoussant devant la basilique de Saint-Quentin, dans l’Aisne. Un spectacle organisé dans le cadre de la Marche des fiertés, avec le soutien de la municipalité et de la préfecture. « Premier ou second degré, dans ce contexte terrible, on ne peut pas laisser passer cette ignominie pédophile que des enfants ont pu entendre », s’offusque Eddy Casterman, député Identité Libertés de l’Aisne. L’élu apparenté RN a saisi le procureur de la République pour « apologie de la pédophilie  et corruption de mineur ».

Au sein de l’association LGBTQIA+ Fier.es & Queer de Saint-Quentin, on se dit « atterréEs ». « Je ne suis pas sûr que ces gens-là soient sains d’esprit, objecte…

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