"J'en ai vu des mecs puants à la télé" : Michel Cymes (C'est qui le chef ?) révèle s'il s'est inspiré de vraies stars

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Ce mardi 9 juin 2026, France 3 diffuse la fiction inédite C'est qui le chef ?. À cette occasion, l'ancien médecin Michel Cymes se confie sans filtre sur ce rôle de composition jouissif, sa passion pour la cuisine et sa vision des coulisses de la télé.

Après s'être brillamment illustré dans la série La Doc et le Véto, de 2021 à 2024, Michel Cymes s'est découvert une nouvelle passion : la cuisine. Et cela tombe bien ! À 69 ans, l'expert du rougail saucisses et du gâteau au fromage - dixit lui-même ! - s'est vu concocter un rôle aux petits oignons dans C'est qui le chef ? (notre avis) la fiction de France 3, diffusée à 21h10, ce mardi 9 juin 2026.

Le grand ami d’Adriana Karembeu et coauteur du livre Heureux comme des TDAH incarne Étienne Barbier, un chef star de la télévision écarté de son émission après un scandale médiatique et qui se retrouve confronté à d'importants problèmes financiers. À l'occasion de la diffusion du téléfilm, Michel Cymes nous accorde un entretien savoureux, mêlant confidences artistiques, gastronomiques et familiales.

"C'est extraordinairement jouissif" : ses confidences sur son rôle de chef insupportable

Télé-Loisirs : Quel Michel Cymes préférez-vous : le médecin, l'animateur ou l'acteur ?
Michel Cymes :
J’ai la chance d’avoir eu trois vies qui se sont succédé, sans jamais se heurter. Je n’ai pas eu à faire de choix.

La médecine a été ma passion, je me suis éclaté comme animateur — je continue d’ailleurs sur la chaîne Mieux — et, aujourd’hui, je prends un plaisir de dingue comme comédien, même si j’ai un peu de mal à dire que c’est un métier. C'est plutôt une façon de m’amuser pour ma fin de carrière.

Comment est née l'idée de ce téléfilm ?
C’est le fait d’avoir passé mon CAP cuisine qui a donné l’idée à la production de développer une histoire autour de ce thème. C’était la première fois que je jouais un vrai rôle de composition : celui d’un chef renommé assez chiant et prétentieux…

Pas trop difficile d'interpréter un type insupportable ?
C’est sympa d'incarner un personnage qui n’a rien à voir avec soi. Je ne crois pas être désagréable dans la vie. Moi, le côté "j’arrive avec ma bagnole, j’envoie chier tout le monde, je me plante en admiration devant ma photo" est quelque chose que je déteste.

En revanche, oui, il faut le dire : jouer ce genre de personnage, c’est extraordinairement jouissif.

Vous êtes-vous inspiré de vraies personnalités croisées sur le petit écran pour l'incarner ?
Probablement inconsciemment. J'en ai vu des mecs puants à la télé, et ce n'est pas très difficile à imiter ! Ce qui me sidère, c’est l’amnésie de certains qui refusent de faire des selfies ou de signer des autographes, oubliant qu’ils doivent leur succès aux téléspectateurs.

J’ai envie de leur dire : "Espèce de con, si tu as pu t’acheter une belle maison à la campagne, c’est grâce à ces gens qui te demandent quelques secondes".

Michel Cymes se livre sur sa famille : "Parfois, mon fils de 15 ans me dit : Papa arrête !"

Êtes-vous bon cuistot ?
On va dire que je suis un amateur éclairé. J'adore ça, c’est devenu une vraie passion. Je passe mon temps à essayer de nouvelles recettes parce que ça m’emmerde de faire deux fois la même chose. Parfois je me foire, parfois je réussis. Ça m’aide à m’améliorer.

Diriez-vous qu'aujourd'hui, vous êtes plus à l'aise avec les ustensiles de cuisine ou de chirurgie ?
J’ai arrêté la chirurgie depuis vingt ans, alors je suis plus à l’aise avec les ustensiles de cuisine. Il y a moins de tension et de risques. Couper un steak qui saigne ce n’est pas très grave ! [Il rit.]

À l'instar d'Étienne, votre personnage, avez-vous connu des passages à vide ?
Pas véritablement, mais j’ai un peu vacillé au moment de la crise du Covid parce que je ne comprenais pas les attaques que je pouvais recevoir. Jusque-là, les gens m’aimaient plutôt bien. Je me suis retrouvé avec tous les complotistes sur le dos. Et à l'époque, je n'avais pas assez de recul…

Prêt pour l'hantavirus alors ?
Aujourd'hui, je suis prêt à tout. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, je n'en ai rien à foutre.

Vos enfants [trois fils nés en 1997, 1999 et 2011, ndlr] représentent-ils une source de motivation pour vous ?
Je suis obsédé par l’exemplarité. Du coup, s’il y a une motivation qui me guide, c’est celle-ci ! Je veux absolument montrer à mes enfants ce que je pense être la bonne voie. Par exemple, je me bats pour l’activité physique. Je ne peux tenir un discours sur ce sujet si, moi-même, je ne bouge pas mon cul.

J’ai toujours fonctionné ainsi. Pour mes gamins, il est important que, lorsque je leur dis quelque chose, ils voient que je le fais aussi.

Le conflit entre générations, ça vous parle ?
Je travaille avec beaucoup de jeunes, chez Dr. Good ! et chez Mieux. C’est vrai qu’aujourd’hui, je fais davantage attention à ce que je dis. J’ai un esprit carabin et un humour un peu “boomer” avec mes potes, mais ce n’est pas toujours compris par la nouvelle génération.

Je suis conscient que les codes ont changé : ils n’ont pas eu la même éducation, ni le même rapport à l’humour, donc je m'adapte. L’inverse est vrai aussi : il faut pouvoir accepter qu’un boomer fasse parfois une blague un peu olé-olé, sans que cela les choque…

C'est le cas à la maison ?
Mes enfants ont été élevés dans mon humour. Parfois, mon fils de 15 ans me dit : "Papa arrête !" Mais il le fait en rigolant. Mes blagues ne le choquent pas. Il a un peu appris à me connaître. [Il rit]

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