
CRITIQUE - Une femme en pleine convalescence trouve une échappatoire en enquêtant sur le palais du Bardo disparu dans un mystérieux incendie en 1991. Délicat et fascinant.
« Écrire est un acte périlleux », dit la romancière Caroline Gutmann à la fin de son livre avant de remercier celles et ceux qui l’ont aidée dans son entreprise. Et elle s’y connaît : en plus de ses cinq romans, Caroline Gutmann travaille dans l’édition en accompagnant des écrivains. J’irai jusqu’au bout de vos nuits met en scène une certaine Caroline Mendel – la romancière n’a jamais caché les accents autobiographiques de certains de ses textes.
Le décor ? Paris en été. Mais jamais, aux yeux de Caroline, la Ville Lumière n’a été aussi nostalgique, aussi sombre. On comprend. Elle vient de subir une opération pour des méningiomes. On la retrouve à La Salpêtrière. Caroline Mendel est convalescente et contrainte de ralentir son rythme de vie – ralentir ne faisait pas partie de son existence. La fatigue, la peur de perdre la mémoire, la pousse à une introspection, à penser à « l’après ».
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Une bombe à retardement
Autant le dire tout de suite, les premières pages vous prennent à la gorge. C’est ce moment…

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