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ENTRETIEN EXCLUSIF - Au Théâtre Édouard VII cet automne, le comédien de 81 ans succède à Robert Hirsch dans la pièce de Florian Zeller récompensée par trois Molière et deux Oscars.
Un acteur et son auteur, tous deux vêtus de noir, montre au poignet. Complices depuis plus de dix ans, ils ont l’air d’appartenir à la même famille. Le rôle du Père, Arditi avait fait promettre à Zeller de le lui réserver. À partir du 23 septembre, sur la scène du Théâtre Édouard VII à Paris, il succédera à Robert Hirsch. Le comédien sera André, un « vieil homme pas facile » avec sa fille Anne, Isabelle Carré. Zeller, qui a réalisé Bunker, un thriller psychologique avec Penélope Cruz et Javier Bardem, signe également la mise en scène. Tête-à-tête entre deux monstres sacrés du théâtre.
LE FIGARO. - Pierre Arditi, c’est la troisième pièce de Florian Zeller que vous jouez après La Vérité mise en scène par Patrice Kerbrat en 2011 et Le Mensonge monté par Bernard Murat en 2014. Qui a approché l’autre ?
FLORIAN ZELLER. - Il y a quinze ans, nous répétions La Vérité avec Pierre au Théâtre Montparnasse. (Il regarde Arditi.) Tu m’autorises à raconter cette histoire ?
PIERRE ARDITI. -…

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