Une pique qu’elle voulait confidentielle, mais qui a été entendue par tous. Dimanche soir, lors d’une émission spéciale sur les élections municipales, Nathalie Saint-Cricq s’est laissé aller à comparer Éric Ciotti, candidat à la mairie de Nice, au leader fasciste italien Benito Mussolini « alias Benito », déclenchant aussitôt une vive polémique.
« Je n’ai pas grand-chose à dire en dehors du fait que je me suis fait avoir avec un micro non-coupé alors que d’habitude ils sont coupés, explique l’éditorialiste du service public à TV Mag au lendemain de l’incident. D’habitude, quand on passe à l’extérieur (de l’antenne), les micros sont coupés. On le voit bien, je ne suis pas à l’image. » Et d’ajouter : « Là, ils ont dû oublier de couper les micros. »
« J’aurais mieux fait de me taire »
La journaliste politique se défend d’avoir inventé quoi que ce soit, évoquant son surnom à l’Assemblée. « Évidemment que j’aurais mieux fait de me taire. J’ai fait une connerie, j’ai trop parlé. Je le fais tout le temps. Les gens qui me connaissent savent qu’à chaque soirée électorale, à chaque émission spéciale, je dis des blagues tout le temps. C’est miraculeux que je ne me sois pas fait avoir avant », ajoute-t-elle.
Vidéo« Alias Benito » : Nathalie Saint-Cricq sanctionnée par France Télévisions après ses propos sur Eric Ciotti
Face à la polémique, France Télévisions a décidé de suspendre Nathalie Saint-Cricq une semaine. Ce qui l’empêchera d’intervenir sur les antennes du service public lors du deuxième tour des élections municipales, le 22 mars prochain. « Je m’y attendais », reconnaît Nathalie Saint-Cricq auprès de nos confrères, tout en regrettant d’avoir commis cette erreur. Elle avait d’ailleurs présenté ses excuses à l’antenne le soir même.
Christian Estrosi, maire sortant de Nice et rival d’Éric Ciotti au second tour des municipales, s’est quant à lui indigné : « Cette suspension est honteuse, elle a parlé vrai ! ».




