«Je n’écrirai plus» : les confidences d’Antoine Volodine, le mystérieux écrivain qui publie 11 livres à la rentrée littéraire

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PORTRAIT - Sous un pseudonyme unique, l’auteur met ainsi fin à un projet littéraire monumental sur un monde post-apocalyptique imaginé dès 1985. Une œuvre hautement singulière.

L’exercice est mal aisé : brosser le portrait d’un écrivain nimbé de mystère, de flou, et celui d’un homme discret, ami du silence et rétif aux rencontres, auteur d’une œuvre hautement singulière, frappée du sceau du « post-exotisme ». N’avait-il pas déclaré : « Je vis une vie d’écriture plus qu’une vie d’écrivain » ? Ajoutant, à propos du lieu et de sa date de naissance : « Je ne réfute aucune des fausses informations me concernant qui circulent sur internet : Ielgava en Lettonie en 1949, Lyon la même année, Chalon-sur-Saône en 1950, Paris en 1951… Ça m’amuse. » Allons-y pour Chalon-sur-Saône, millésime 1950, avec pour nom de baptême Jean Desvignes, et de jeunes années passées à Lyon. Sa mère est romancière et professeur de littérature comparée.

Ce portrait sera donc une manière de manteau d’Arlequin, rapiécé ici ou là, aux couleurs dépareillées, aux motifs rapportés, notamment ceux empruntés à la voix même d’Antoine Volodine, qui s’est prêté au jeu des questions-réponses, il y a quelques petites semaines.

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Le Figaro

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