PORTRAIT - Ce jeune artiste de 23 ans a sidéré Venise et sa biennale par son ambition, son imagination et son savoir-faire.
L’Échiquier des songes, c’est tout lui. Tout son imaginaire complètement débridé. Toute l’histoire de sa famille malmenée par les tressauts de l’Histoire en Russie. Tout ce baroque fou qui emprunte aux contes fantastiques, aux créatures du Labyrinthe de Pan du cinéaste mexicain Guillermo del Toro, comme à l’art byzantin. Tout ce goût du trésor qui vient de l’enfance, de ses rêves comme de ses cauchemars, comme des merveilles médiévales. Grand, sérieux comme la jeunesse, Joseph Arzoumanov n’a que « 23 ans et demi ». Et déjà une réussite éclatante avec cet Échiquier des songes, entre orfèvrerie et robotique, qui trône en majesté dans « The Only True Protest Is Beauty », l’exposition inaugurale de la Fondazione Dries Van Noten au Palazzo Pisani Moretta, à Venise.
« Je suis un artiste français basé à Paris. Mon nom est arménien. Je suis devenu Arzoumanov avec l’URSS », rectifie-t-il d’emblée. Il cite le grand cinéaste arménien Sergei Paradjanov et son film culte, La Couleur de…

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