L’Espagne «grande favorite» à la Coupe du monde 2026 : Deschamps fait-il de la langue de bois ?

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Didier Deschamps et les Bleus font partie des favoris au Mondial 2026.

Didier Deschamps et les Bleus font partie des favoris au Mondial 2026. Peter Cziborra / REUTERS

LA QUESTION DU JOUR – Interrogé lundi par une consœur espagnole, le sélectionneur a refusé de s’encombrer du costume de favori, renvoyant la balle vers la Roja.

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OUI, Didier Deschamps est pris en flagrant délit de langue de bois, pas de débat, pas de détour. Notons qu’en affirmant lundi, en veille de France-Sénégal (ce mardi à 21h, M6 et beIN SPORTS), que «le grand favori, c’est l’Espagne», le sélectionneur de l’équipe de France répond à une consœur espagnole, cette dernière ayant sans doute une petite idée derrière la tête en s’adressant à «DD», qui s’en amuse et choisit de mettre toute la pression sur les champions d’Europe espagnols. Ça ne coûte rien, et ça évite de donner du grain à moudre aux médias espagnols. Après la sortie de piste de Rayan Cherki, désireux «d’écraser» la concurrence au pays de l’Oncle Sam, ça ramène un peu de modestie chez les Bleus, ce n’est pas du luxe.

Ça n’empêche évidemment pas d’être ambitieux. «S’il y a bien une équipe qui est favorite parmi toutes, c’est bien l’Espagne. La France a un potentiel de haut niveau de par les résultats aux deux dernières Coupes du monde (victoire en 2018, finale en 2022, NDLR). J’ai beaucoup de joueurs de grande qualité, mais pour qui ce sera la première compétition, le premier Mondial. Je ne vais pas considérer l’équipe de France plus forte que les autres», jure le malin «DD».

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Les Bleus en outsiders ? C’est non

Malin, mais personne n’est dupe. La Roja n’est, en fait, pas plus favorite que les Bleus. Son faux pas contre le Cap-Vert (0-0), lundi, ne change rien à l’affaire. Les bookmakers et autres sites de paris en ligne sont d’ailleurs assez unanimes quant au fait que les deux sélections se tiennent dans un mouchoir de poche, assez nettement devant l’Angleterre et les autres.

Avec un tel potentiel offensif (Mbappé, Dembélé, Olise…), un tel potentiel tout court en fait, les vice-champions du monde ne peuvent pas être vus comme des outsiders, impossible, malgré la tentative pas très convaincante du sélectionneur lundi après-midi. Et ce même s’il convient de souligner que la France n’a pas autant de certitudes collectives que la machine espagnole. L’ancien entraîneur de Monaco, la Juve et l’OM est toutefois dans son rôle et personne ne lui en voudra. Chacun sa personnalité. Aucune surprise. Et il ne tient certainement pas le même discours en interne. Ce n’est sans doute pas une conviction, mais une manière de gérer la pression médiatique. C’est même devenu une de ses marques de fabrique : protéger son groupe, éviter toute forme d’arrogance publique et déplacer les attentes vers l’adversaire.

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Outil de management

N’empêche, à la question de savoir s’il a fait de la langue de bois avec cette sortie médiatique de lundi, la réponse est oui, clairement oui. Mais c’était sans doute la meilleure chose à faire… Mais ce n’est pas une langue de bois vide ou automatique, il faut plutôt y voir un outil de management. Deschamps en a vu d’autres. Il sait que c’est sur le terrain que tout se joue.

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