Ce mercredi 10 juin 2026, la saga estivale événement de France 2, L'Or bleu se termine sur la chaîne. Nous avons parlé avec son héroïne Barbara Probst qui se confie sur la dernière séquence poignante de la série, sur ce que ce tournage a représenté pour elle et sur ses futurs projets.
Les sagas d'été sont de retour ! Après Zodiaque qui revient sur TF1, L'Or bleu (notre avis sur la série) s'achève ce mercredi 10 juin 2026, avec la diffusion du final de la série estivale portée par Barbara Probst, Samir Boitard, Tom Leeb et Valérie Karsenti. Le temps de la révélation finale est venu pour cette fiction fleurant bon le Sud et vibrant au rythme des cigales.
Diffusée depuis le 20 mai 2026 L'Or bleu a pour héroïne Barbara Probst. Dans cette saga familiale qui se déroule à trois époques différentes, l'actrice incarne Flore, jeune femme frondeuse qui tente de résoudre l'assassinat de sa mère. L'actrice est revenue sur son personnage, la scène de révélation finale et évoque comment elle a géré l'après-tournage, présentant au passage ses futurs projets.
L'Or bleu : Barbara Probst évoque sa dernière scène bouleversante avec Bernard Verley, "Je ne pouvais pas détacher mon regard de lui"
Télé-Loisirs : Votre personnage brille par sa détermination et ses valeurs fortes. Vous vous retrouvez en elle ?
Barbara Probst : Complètement. Je pense que tout le monde peut s'y identifier, même si nous n'avons pas tous les mêmes priorités. Mon personnage fonce, mais elle est constamment bousculée dans ses certitudes. Elle est en permanence sur la brèche, que ce soit dans ses engagements écologiques, familiaux ou amoureux. Les événements extérieurs la forcent à se remettre en question.
C'est une histoire de choix. Elle ne fait pas de concessions, elle veut avancer, mais elle prend le temps d'accueillir les informations et de réfléchir. Elle encaisse énormément de choses. Ce tournage a été si intense qu'en en sortant, j'étais un peu étourdie. Les questions du personnage ont fini par déteindre sur ma propre vie, au point de me demander ce qui venait de moi et ce qui venait d'elle.
L'Or bleu s'est tourné durant de longues semaines. Comment se sent-on après une telle expérience ?
On en sort fatigué, car quatre mois et demi de tournage, c'est une longue traversée. Mais ce fut une aventure extrêmement joyeuse et j'ai eu la chance d'être entourée d'une troupe d'acteurs incroyablement talentueux. C'était un bonheur à tous les niveaux.
Il y a une scène finale très forte, sans dialogue pour vous, où les personnages de Sylvie Granotier et Bernard Verley révèlent un lourd secret de famille. Comment aborde-t-on ce genre de moment ? Les larmes viennent-elles facilement ?
Pleurer à l'écran n'est pas un exercice qui me rebute ou qui me demande une technique insurmontable, même si l'on est toujours tributaire de notre état de fatigue ou de l'énergie du jour. Mais pour cette scène précise, ce fut une véritable bulle d'émotion.
Travailler avec Sylvie Granotier et Bernard Verley a été d'une tendresse infinie. Bernard est un acteur immense. Nous tournions cette séquence en pleine canicule, il faisait près de 45 degrés sur le plateau. Pour nous, c'était lourd, alors pour lui, qui venait de sa Bretagne, c'était particulièrement éprouvant. Pourtant, il ne s'est jamais plaint une seule fois. Sa joie pure de jouer était palpable, et c'est cela qui m'a bouleversée. Rien qu'en en parlant, l'émotion remonte.
Il a livré cette longue tirade qui résout toute l'intrigue en seulement deux prises. Il s'est même autorisé à s'écarter un peu du texte, à enrichir le récit avec une maîtrise absolue. C'était tellement magnétique que je ne pouvais pas détacher mon regard de lui.
Cela m'a profondément ramenée à mes propres grands-parents, qui faisaient ce métier et que j'aimais passionnément. Voir qu'à son âge, on peut toujours exercer ce métier avec autant de passion et de dévotion, c'est un message magnifique pour la jeune actrice que je suis.
L'Or bleu : Barbara Probst révèle son prochain projet de série, "une fresque féministe magnifique"
Vous avez doublé Emma Corrin qui joue Diana Spencer dans The Crown. Est-ce qu'un rôle en costume dans une grande une fresque historique vous plairait ?
J'adorerais, évidemment ! Juste après L'Or Bleu, j'ai d'ailleurs eu la chance d'enchaîner avec le tournage de Nourrices, une série en 6 épisodes pour France 2. Je partage l'affiche avec Loula Coton-Frappier. L'intrigue se déroule à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, dans un Paris historique. Nous portions des corsets, des costumes d'époque, c'était extraordinaire.
C'est une fresque féministe magnifique qui raconte l'histoire de ces femmes qui venaient du Morvan pour devenir nourrices dans les familles aristocratiques parisiennes. Loula incarne une jeune nourrice prise dans une histoire bouleversante, et moi, je joue une sage-femme à l'Hôtel-Dieu qui se bat contre le patriarcat hospitalier.
Elle va prendre ces nourrices sous son aile et se retrouver emportée dans une affaire d'échange de bébés. Il y a de plus en plus de rôles féminins d'une grande richesse aujourd'hui. La série a été réalisée par deux réalisatrices belges formidables, Vania Leturcq et Savina Dellicour.
Là encore, il y a eu un grand travail autour de l'intimité : pas sur le plan sexuel, mais sur la maternité, l'allaitement, et la façon de respecter le corps de ces femmes, à l'écran comme sur le plateau.
On sait aussi que vous intégrez la célèbre franchise britannique Doctor Who…
Oui, c'est un projet assez fou et j'en suis extrêmement heureuse ! J'ai eu le privilège de travailler avec le showrunner Russell T Davies. C'est un homme d'une gentillesse absolue, un vrai "nounours" très chaleureux.
C'était ma première expérience sur une série de cette envergure au Royaume-Uni, même si j'y avais déjà tourné auparavant. Le succès d'audience a été au rendez-vous sur la BBC, et la série sera disponible très prochainement sur Disney+.

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